Inédit. 3. Journal inédit
4. Mirecourt a affirmé que l'attaque partit « du Château » : il semble, d’après les allusions de Cuvillier-Fleury, que Louis-Philippe ait peu goûté la thèse du drame.
. 5. La mort de Chatterton semblait une réplique à l’invective de Young : « Levez-vous, furies, et exterminez l’affreux suicide, Ce monstre... est venu. s’abattre sur l’Angleterre.., » (Nuvis, II, 54).
6. L'intervention de Charlemagne avait été précédée de celle de Fulchiron (2 juin 1835) qui, à propos de la discussion relative aux théâtres subventionnés, parla ainsi : « Le Théâtre Français est véritablement la seule école où l’on puisse représénter devant la nation française les chefs-d'œuvre de nos anciens auteurs. Une voix : Et des nouveaux ! M. Fulchiron : Permettez | Une voix me dit : Et des nouveaux. Je n'empêche pas qu’on représente des chefs d'œuvre nouveaux, mais pour cela il faut qu’il y en ait (On rit). Or, jusqu’à vrésent, j'avoue que je n’en ai pas vu » (Moniteur, 3 juin 1835, p. 1393).
non seulement tournent contre eux-mêmes une main criminelle, mais même consentent à prêter leur fatal concours à des furieux de leur espèce ! (1)» Vigny répondit avec hauteur : « Il est triste de parler pour ceux qui ne savent pas entendre, et d’écrire pour ceux qui ne savent pas lire (2) ».
Les Débats, le Moniteur (3) et même la Revue des Deux Mondes (4) attaquèrent le poète ; le Constitutionnel, le Charivari, et surtout le Vational le soutirent avec ampleur (5) ; quelques-uns ju-
4. Moniteur (30 août 1835) p. 2019. Lamartine avait parlé avant Charlemagne et déploré que le théâtre eût « manqué à sa mission. Ils’est prostitué à l’or et aux bons instincts de la population ; il s’est fait le mauvais lieu des imaginations ». À vouloir chercher des noms célèbres, cette critique visait bien plus Antony que Chatterton ; mais Vigny n’en eût-il pas de l'humeur ?