‹ La Pensée Politique et Sociale d'Alfred de Vigny: Documents InéditsChapitre 154 sur 311 · RO COTE QUE * L , À · texte numérisé non relu

RO COTE QUE * L , À

temps sa pensée. D’une part, Julien symbolisera, nouveau Chénier, la nécessité qui sacrifie les Poètes à l’inintelligence des masses, « quand ils jettent leur pensée dans le tourbillon profanateur de action (1) » ; d'autre part, il symbolisera le bienfait que serait pour le monde un Chénier au pouvoir, un nouveau Marc-Aurèle ; réalisation du rêve de Stello, insatisfait de la Première Consultation : « Si le monde, écrit-il, peut trouver de la paix et du bonheur, c’est sous l'empire d’un despote intelligent, sous le règne d’un philosophe comme Julien (2) ».

De 1834 à 1836, le projet s’approfondit. Vigny a commencé sa documentation systématique, avant même d’avoir rédigé Chatterion ; Marie Dorval est alors son « ange » : à la même époque, il imagine, près de Julien, une incarnation féminine de sa pensée, Myrto, dépositrice de ses idées (3). La rédaction commence probablement dès la fin de 1836, et ce sont ces brouillons que l’auteur reprend pour les compléter par une lecture plus attentive de sources, de mai à septembre 1837 (4). |

Il semble donc que le récit antique, le Banquet de Libanius, ait été, sinon rédigé, du moins conçu avant le roman moderne (histoire d’'Emmanuel) qui ajoute à l'intérêt politique du livre un intérêt « théosophique ». Il est, au surplus, une page de date indécise — au plus tard 1836 — où le récit judéo-grec est introduit, pressenti

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