‹ La Pensée Politique et Sociale d'Alfred de Vigny: Documents InéditsChapitre 185 sur 311 · J, R. D, M., 695 (1er août · texte numérisé non relu

J, R. D, M., 695 (1er août

k. TOcQUEVILLE, De la démocratie en Amérique, 1, 11-12,

5. Ibid., IT, 58-59 : « Les hommes supérieurs fuient les fonctions publiques » ; cf. Vicny, J. R. D. M., 712.

"6. TocQuEviLLE, De la démocratie en Amérique, IV, 206. 7. Ibid., I, 114. |

8. C’est l’époque où disparaît en France, avec les lois de septembre, le parti républicain,

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république, dont la constitution serait pareille à celle des États- Unis américains (1) ».

Les voyages en Angleterre offrent à Vigny une occasion d’entrer en relations directes avec la civilisation anglo-saxonne. Celui de 1826 ne lui avait pas laissé de traces profondes (2); celui de 1836, et, plus encore, celui de 1838, lui permettent de regarder avidement, et il ne cache pas l’attrait qu’il ressent (3). « Presque tous les jours, je vais à Londres, écrit-il le 28 août 1836... ; tout est industrie, élégance, ordre, travail, richesse. (4) » ; et, deux ans plus tard : « Ce temps n’est pas perdu pour moi... Il y a une vigueur rude dans ce peuple qui étonne toujours, chaque fois qu’on le revoit (5) ». L’empire des intérêts matériels n’y a rien, à ses yeux, d’exclusif ni d’insolent (6). Il fréquente le monde littéraire, dîne à l’Atheneum, est recu chez M. Reeve, les Austin, Grote, Edward Hawtrey, et retrouve à Gore-House son camarade Alfred d'Orsay chez lady Blessington (7). Ce séjour, que Vigny eût désiré prolonger ou renouveler, lui laisse l’impression la plus heureuse (8). Un an et demi plus tard, l'opinion française, à la nouvelle du traité de Londres (juillet 1840) prenait feu ; les légitimistes, par haine de Louis-Philippe, qu’on savait pacifique, tenaient un langage belliqueux (9). Vigny reste totalement à l’écart de ce déchaînement nationaliste (10). Français de naissance et de cœur, mais presque

2. E. Dupuy doutait de son existence (BALDENSPERGER. Etudes d'histoire littéraire, I, 44),

3. « J’ai beaucoup vu, dans ce pays, écrivait-il à Mme Buloz, dès le 2 septembre 1836, et j’y ai amassé d’ineffables souvenirs » (A. DE V., Corr., dans Françgois Buloz et ses amis, PAILLERON, 42) ; on ne voit pas qu'il ait porté grande attention aux débats parlementaires anglais. En 1836, il marquait une vive sympathie pour les tories, louait leur « talent », leur « attitude calme et assurée. Leurs bannières sont fortement plantées. » (Lettres inédites d'A, de V. au marquis et à la marquise de Lagrange. par A. de Luppé, 24). Il parle, il est vrai, à un gentilhomme français, député conservateur.Il leur paraît moins dévoué, cinq ans plus tard, quand un amendement tory, à la Chambre des Communes, détermine de nouvelles lenteurs pour son procès (20-21 juin 1841, Zbid., 71).

&. Ibid., 23. 5. Corr., I, 29°

6. À. De V., Corr., dans François Buloz et ses amis (PAILLERON), 53.

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