X. MaRMIER, De la Russie du Nord et de la Russie du Sud
4, La troisième édition (1846) compte 4 vol. in-18.
5. HAXTHAUSEN (Etudes sur la situation intérieure de la Russie) nullement hostile au pouvoir russe, insiste sur l’hétérogénéité des races dans l’Empire. On pourra
L'ouvrage du marquis de Custine a eu une influence considérable.
Custine est à la fois aristocrate et soucieux de la liberté individuelle. :
« Certes, dit-il, je ne suis rien moins que révolutionnaire, mais je suis révolutionné ; voilà ce que c’est que d’être en France, et d’y vivre...
Sans aristocratie, il n’y a que tyrannie dans les monarchies comme dans les démocraties. (1) » Rien ne pouvait plaire davantage à l’auteur de Cing-Mars.
Mais Custine se plaint qu’ «en Russie, le principe du despotsme fonctionne toujours avec une rigueur mathématique et le résultat. est une extrême oppression. En voyant cet effet rigoureux d’une politique inf'exible, on est indigné, et on se demande avec effroi d’où vient qu'il y a si peu d'humanité dans les œuvres de l’homme... Il y a là un mystère incompréhensible, mais en même temps une prodigieuse grandeur... Cet empire colonial que je vois se lever tout à coup devant moi à l'Orient de l’Europe... me fait l'effet d’une résurrection. Je me crois en présence de quelque nation de l'Ancien Testament et je m'arrête avec effroi aux pieds du géant antédiluvien (2). »
L'histoire de la princesse Troubetzkoï est ER par Custine au Livre XXI, tome IIT, p. 139 et suivantes.
« Lorsqu’ elle vit ses tin grandir, elle crut devoir écrire à une personne de sa famille pour tâcher qu’on supphät humblement l'Empereur de permettre qu’ils fussent envoyés à Saint-Pétersbourg..., afin d’y recevoir une éducation convenable. La supplique fut portée aux pieds du tzar, et le digne successeur de Ivan et de Pierre [er a répondu que les enfants du galérien, galériens euxmêmes, seraient toujours assez savants (3) ».
citer aussi, du moins pour l'identité du nom, la tragédie de Wanda, de Niemcowitz (1764) publiée en 1823 dans la collection des chefs-d’œuvre du théâtre polonais. Les malheureuses amours de Wanda, fille de Ritgoar, avec Ladislaw n’ont d’ailleurs rien de commun avec le sujet de Vigny ; l'influence française y est manifeste, dit le commentateur, G. de Baer : « En faisant la lecture de cette pièce, on s’apercevra que l’auteur ne l’a sûrement composée qu'après avoir étudié nos premiers littérateurs » (Niemcowirz, Wanda, Introduction).