‹ La Pensée Politique et Sociale d'Alfred de Vigny: Documents InéditsChapitre 37 sur 311 · BALDENSPERGER, À. de V · texte numérisé non relu

BALDENSPERGER, À. de V

sa race : « Jamais, écrira Vigny, je ne vis personne habiter plus complètement le passé (1). » En dépit de sa faiblesse, elle lui parut. résumer toutes les majestés : celle de Pâge, celle de la femme, celte de la religion, celle du loyer. Elle lui raconta ce qu’elle croyait savoir de la Révolution, de la mort, de son grand-père et de son cousin ; elle lui fit lire la lettre d'adieux que Louis de.Baraudin éerivit aux siens sur le champ-de-mort de Quiberon (2). A cette lecture, l’officier et le noble se réveillent en Vigny : « Leur nom était éteint, dit-il des Baraudin, mais les dernières gouttes échappées de leur sang mâle étaient dans mes veines et y frémissaient (3). » Vigny rêvait d’une « guerre à la Du Guesclin (4) ». Or cette activité lui était refusée. « Le bataillon dont il faisait partie ne franchit pas les Pyrénées ». Les allées et venues du capitaine eurent lieu dans le cercle étroit des garnisons de Dax, d’ Oloron, de Bayonne, de Pau. Son Occupation la moins banale fut de stationner deux fois en sentinelle au fort d Urdos (5). : Sa destinée militaire est manquée. Les sites mêmes lui déplaisent :

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