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qu’à la «grande race des Bourbons » (1) ; en des allusions aux conquêtes royales (2), à la popularité du prince (3) ; et, surtout, à sa valeur guerrière ; à cheval, un roi fait moins figure de monarque que de gentilhomme (4). « Un roi de France, dit Louis XIII, sait voir mourir, et n’a point peur du sang qui coule pour lui (5) ». Louis XIV, âgé de quatre ans, a l'honneur d’une mention partie culière, peut-être un peu grotesque (6).
À ces hommages, généraux ou trop partiels, se borne tout le royalisme du livre. Nile portrait moral de Louis XIIT, roi puéril (7) et traître (8), ni celui de Gaston d'Orléans, véridiquement méprisable, et sur qui le romancier déploie une verve ironique (9), n’attestent de sa part un attachement bien réel à la « famille adorée de nos rois ».
La piété n’y est ni plus nette, ni plus vive. Vigny s’en est tenu à ces formules imprécises et mondaines qui pouvaient plaire aux partisans des vieux usages (10) ou aux lecteurs de Chateaubriand (11) ; de Thou, conformément à l’histoire (12), a une fin édifiante (13) ; mais Cinq-Mars, qui croit en Dieu (14), meurt soucieux de sa gloire plus que de son salut (15). La dévotion n’était pas si générale dans les milieux royalistes que Vigny eût intérêt
.à simuler la piété (16).
Par contre, il pouvait, sans feindre, rendre un culte à la noblesse. Il a peint la noblesse sous trois aspects : l’un, archaïque, à la fois vénérable et caduc, celui du maréchal de Bassompierre ; un autre, contemporain de son sujet et militaire, celui des personnages de la Cour ; le dernier, idéal, dessiné par de Thou.
Le maréchal de Bassompierre a toutes les vertus héréditaires du gentilhomme ; la bravoure (17), le dévouement au roi (18), le désintéressement (19), la simplicité envers les serviteurs (20) ; il accepte chevaleresquement son sort (21) et sait plaindre ses adversaires (22) ; mais, aussi, il est jalousement entêté de ses privilèges héréditaires (23), indifférent à ce qui n’est pas la noblesse; il ressemble à ce maréchal d’Effiat, le père de Cinq-Mars, qui, de-
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11. « Les passions, soupire Cinq-Mars, font bien du mal quand on ne cherche pas à les tourner vers le ciel » (I, 94).