NAN MS5. 14: 1,427 IT, 226.12 Ti
13.11,162,164, 210,211. 14.1,222. 15. I, 223, cf. I, 239, 238-239; cf. I, 445. 46.:1,496, / 49001) 488. 118.7, 07. 19, 1,58. 150 UT 7 Not TT, 88,
22. 1,490. 28. II, 477. 24. IT, 209. 25. chap. x1x : la Partie de Chasse. 26) 11,76. 127.41 188, 026 81. AMI 16,
Il est frappant qu’au sortir de ses méditations bibliques, l’auteur de la lemme adulière, du Rêve et de Satan sauvé nait trouvé pour les prêtres, à deux exceptions près, que des rôles odieux. Richelieu est prêtre ; Joseph porte «le costume de saint François dans toute son horreur » ; son sourire est « rusé, malfaisant et sinistre (1) ». Dans son ombre sont les ‘juges de Loudun, « cet horrible Lactance (2) », le P. Mignon, assassin de Madeleine de Brou (3), et le P. Barré, un autre tortionnaire d’Urbain Grandier (4). Les détails du procès, l’exorcisme ironique proposé par le comte de Lude (5), l'histoire de la calotte de Laubardemont (6), les solécismes que fait Belzébuth (7), la minute du traité magique, déposée au cabinet de Lucifer (8), la dernière infamie de Lactance, tendant à Grandier un crucifix brûlant (9), le rôle de justicier que joue Cinq-Mars (11), l'irritation de la foule (12), l’insulte infligée à Laubardemont (13), tous ces traits composent les éléments d’une satire anticléricale, en réaction contre la politique pratiquée depuis 1820. Satirique aussi est le portrait de l’évêque de Poitiers (14).
Deux prêtres seulement font figure de bons chrétiens : l’abbé Quillet et Urbain Grandier. Le premier semble de petite origine ; il a servi dans la famille d’Effiat. Son humeur enjouée est toute populaire. Il ne prétend pas au martyre (15) ou à l'ascétisme et se garde d’y pousser autrui (16) ; d’une piété simple et sincère, il haït les « mômeries (17) » et prévient son élève contre les tartufes (18), contre les «tyrans (19) ». Son vocabulaire rappelle celui des curés à demi philosophes, comme le xvrt® siècle en a tant connu, et qui ont contribué, au moment de la Révolution, au triomphe du Tiers- Etat. Quant à Urbain Grandier, s’il meurt en bon chrétien, la piété n’est chez lui que le nimbe de l’amour ; à Madeleine de Brou, il parle de lui-même en romantique.
Enfin, le passage où Vigny apprécie le clergé en son propre nom : «Il est triste de voir que, dans ce siècle désordonné, le clergé, eut sa populace, etc. (20) » ne dut pas plaire à la Congrégation. L’auteur prolongeait ainsi son livre royaliste de sous-entendus libéraux. Il en a, du reste, convenu (21).
3. I, 87. Madeleine de Brou est une demoiselle d’une haute naissance (I, 87) ; sa mort est donc à la fois un crime de prêtre et une insulte à la noblesse.