‹ La Pensée Politique et Sociale d'Alfred de Vigny: Documents InéditsChapitre 89 sur 311 · J., R. D. M., 709 (7 janv · texte numérisé non relu

J., R. D. M., 709 (7 janv

8. Nous voyons dans ces vers, avec M. Baldensperger (Eclaircissements aux Poèmes) une allusion de Vigny à lui-même ou aux talents proches du sien. À qui songeait-il ? Peut-être à Brizeux, dont l’amitié lui paraît acquise au printemps de 1831 ; peut-être à Ballanche, pauvre, désintéressé, plein d'amour et de pitié, sinon de doute ; peut-être à Lamartine, dont il ne peut blâmer encore les ambitions politiques et qui lui fait verser, sur ses Méditations et ses Harmonies, des « larmes saintes, larmes bienheureuses, d’adoration, d'admiration et d'amour » (J., 66 (1832). Quant à son amitié pour Hugo, elle était évidemment altérée, malgré les apparences, dès 1829, comme l’a prouvé la publication d’un nouveau fragment du Journal (23 mai 1829, cf. aussi 19 janv. 1831, J., R.. D. M., 689, 711).

&, « Le Christ ne fut-il pas sceptique ? se demande-t-il dès le 11 décembre 1830. Oui il le fut, et d’un doute plein d'amour et de pitié pour l'humanité »(J., R. D. M., 702). Ce sont les termes mêmes dont il désigne les poètes dans Paris, Par cette humanisation de la figure du Christ, il prélude à la représentation symbolique qu’il développera dans Daphné (le Christ et l Antéchrist)..

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