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2. J.,R. D. M., 705-706. Une erreur de copie a fait imprimer le texte suivant : « Que représente M. Lainé, un homme de talent apportant à la Chambre linfluence de ses lumières ? Rien ! Mais qui représenterait etc... » Ce « Rien ! » est absurde, et l’R doit être corrigé en B ; il faut suppléer en outre un point d’interrogation après « Lainé ». Cette critique de la Chambre des Pairs est faite au même momont par l’opinion libérale-radicale (cf. Bibl. Nat., Lb51 735-744), Félix Bodin écrit en 1831 sous le titre De la Patrie en France :
parce qu’il n’est pas raisonnable qu’on soit législate est fils d’un législateur » (o. cit., 312)
« L’hérédité choque la raison ur, par cela seulement qu’on
; et, la même année, Cormenin publie « trois lettres »«sur la Charte et sur la Pairie » : « La pairie, dit-il, ne représente ni
la royauté puisqu'il y à un roi, ni la démocratie puisqu’elle n’émane pas du peuple, ni Paristocratie puisqu'il v’y a plus d’aristocratie.. Ils ne s’aperçoivent pas que la Chambre des Pairs ne serait plus... qu’une antichambre de cour, une commission de fonctionnaires accouplés au joug ministériel, un hospice législatif de vieillards. » (Trois lettres de M. de Cormenin sur la Charte et sur la Pairie, p. 4).
3. S4., 93-94 : Vigny semble avoir principalement en vue le général Soult et et le général Lamarque, et leur applique les railleries qui couraient danses milieux royalistes contre les officiers à demi-solde. Il reprochait à Soult une souplesse trop complaisante envers le pouvoir, et peut-être ses rancunes d’ancien capitaine nommé à l’ancienneté avaient-elles élé fouettées par cette déclaration du ministre de la guerre (17 août 1831) : « Avouons-le, Messieurs, disait Soult, c’estla guerre, la guerre seule qui ouvre toutes les barrières et abrège des délais autrement inévitables, C’est parce qu’on a trop présent à l’esprit l'avancement rapide qu'ont obtenu dans les guerres de la Révolution et de l'Empire plusieurs de nos guerriers illustres qu’on voudrait marcher aussi vite qu'eux. C’est vouloir, dans le calme de la paix, conquérir des avantages qui ne s’acquièrent qu’au prix du sang versé au champ d’honneur-» (Moniteur p. 1415, 18 août 1831). Le 15 septembre, cette déclaration de Soult dut irriter Vigny : « Des sympathies ? J’ai celles du devoir, j'ai celles de l'honneur ; … mais je n’ai pas celles de la Restauration : je ne les
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pour la loi militaire dont les débats se déroulent alors. Vigny reste étranger à la renaissance du bonapartisme ; si, en 1830, il a paru attendre une gloire militaire, il n’éprouve aucune sympathie pour elle et croit intéressé l'enthousiasme de Hugo pour le conquérant : « Hugo, dit-il, [qui] avait exagéré l’amour de l'aristocratie féodale, du blason et de l’ogive, s'ouvre une porte de derrière et prêt à s’excuser sur l’art. Sous Louis-Philippe, se montre bonapartiste avec affectation. Invente cette ombre d'opposition, sans danger parce que les d'Orléans s’appuyaient sur les anciens impérialistes (1) ». La plus méprisable, à ses yeux, de ces «illustres épées » est Soult, qui acquiesce aux ordres les plus insolents de Casimir-Périer (2). Que ne feraient-ils pas pour conserver leurs places ? «Tels furent, dit Vigny, les maréchaux de l’Empire : traîtres à Essonne pour les Bourbons, et rénégats à Grenoble cent jours après ; apostats sous Paris, et si l’on peut hasarder ce mot, traîtres et retraîtres à leurs maitres. On ne connaît pas assez ces hommes de discipline dépourvus de pensée et prêts à tout faire pour le grade. L’avancement à tout prix est leur foi. Leur épée
ai jamais eues » (Marques très vives d'adhésion) (Ibid., p. 1591, 16 sept. 1831). Le: 22, il évoqua la possibilité de nouveaux sacrifices. « Je crois et j’affirme que la France peut compter sur elle [l’armée], et que, s’il s'agissait de la défense du pays, elle y périrait tout entière avant que nos frontières fussent violées » (Zbid.,p. 1656, 23 sept. 1831). Le général Lamarque, divisionnaire de l’Empire, avait publié en 1820 un traité De la nécessité d’une armée permanente : le 28 oct. 1831, il critiqua l'insuffisance des effectifs prévus par la loi militaire en discussion ; puis : « Je sais,
dit-il, que, dans leurs brillantes théories, certains esprits dédaignent la force bru-
tale et matérielle des armées ; qu’ils croient, de bonne foi, que la civilisation se défend d’elle-même et que la pensée suffit pour conquérir le monde. Mais il n’en est malheureusement pas ainsi, et l’histoire est là qui dément tous ces rêves. Soyons donc forts pour être respectés. Soyons forts pour conserver la paix ». (Zbid., p. 1989, 19 octobre 1831). Soult répondit qu’il avait désiré lui aussi porter les effectifs à 500.000 hommes ; et, le 4 novembre, il fit repousser l'amendement de MM. de Laborde et du Ludre réduisant à 4 ans la durée du service actif (ibid... p. 2052). L’allusion laudative à Napoléon est fréquente chez Soult comme chez Lamarque (cf. ibid., p. 2049, 5 nov. etc.).