OBiirres, VIII, p
2. M<?inoiro iucdit à Vignot des Étoles. î Margeric. op. cit., p. 431.
02 LA l'hv>hr. nhLiOlfcU.-^K i)E JOSEPH DE MAiSTRE
les retrouver, plus tard, dans les œuvres posthumes du « philosophe inconnu* ». Et il passait à cette besogne, ainsi qu'il prenait la peine de le noter dans son Journal^ trente-huit heures treize minutes*! A cette date de 1797, Maistre n'allait plus en loge ; mais les morceaux religieux d'origine maçonnique le captivaient toujours ; et sans ombre de jactance, il pourra, en 1816, se rendre ce témoignage : « Je suis si fort pénétré des livres et des discours de ces hommes-là, qu'il ne leur est pas possible de placer dans un écrit quelconque une syllabe que je ne reconnaisse^. »
Distinguer expressément la religion de l'Évangile de toutes les autres élaborations religieuses; rêver, en vue de la réunion des Églises issues de l'Evangile, une mystérieuse conjuration des bonnes volontés ; imposer la croyance à la divinité du Christ comme une condition nécessaire d'accès aux plus hautes spéculations ; s'éprendre, en pleine atmosphère gallicane, de ce fait religieux qu'est la primauté pontificale; et, d'autre part, demander aux loges, en même temps qu'à l'Eglise, l'intelligence du christianisme; dire parfois aux Frères, d'ailleurs avec un sourire, que