‹ La pensée religieuse de Joseph de Maistre; d'après des documents inéditsChapitre 56 sur 101 · Pierling, op. cit.^ V, p. 18S et saiT · texte numérisé non relu

Pierling, op. cit.^ V, p. 18S et saiT

4. Pierling, op cit., V, p. 319 (note d'Areno. qui deiUcurt n aimait pas Maistre, le trouvant « pleio de conoaitMBces, mais plein aussi de Tanité et d idéee faosMe », V, p. St4>.

qu'à ce moment même le ministre de Russie à Rome, Boutourline, dans une dépêche à son gouvernement, raillait « le chimérique de la réunion des deux Églises » et cherchait le moyen de tirer parti de « cette marotte du Saint-Siège » pour obtenir du Pape des concessions ^

Maistre en 1797 avait écrit dans les Considérations :

« Il me semble que tout vrai philosophe doit opter entre ces deux hypothèses, ou qu'il. va se former une nouvelle religion, ou que le christianisme sera rajeuni de quelque manière extraordinaire. C'est entre ces deux suppositions qu'il faut choisir, suivant le parti qu'on a pris sur la vérité du christianisme ^. »

Ayant opté, lui, pour la seconde hypothèse, et cherchant dès lors les symptômes d'un « rajeunissement )) chrétien, cause finale de la Révolution, il lui plaisait certainement d'entendre dire que sans l'assassinat d'un Tsar le siècle naissant aurait peut-être, déjà, restitué l'àme russe au bercail romain. Serait-ce là, d'aventure, l'épisode « extraordinaire » que tôt ou tard Dieu montrerait au monde? Il était, à son arrivée à Pétersbourg, politiquement découragé, écrivant à l'évéque La Fare qu'il n'y avait « plus moyen de

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