Œuvres, XI, p
3. Noie supprimée dans le livre du Pape ^Lutieilie, op. rU., p. T«).
Dw'ina ' t. Cello Russie IXTrnyail : cllr Mmi
I œuvre do Pierre le Grand, donc une iniprovisalion humaine. Oùdonc.éUiit «on Coran, où donr son Confucius? Elle se trouvait Atre la soulr nation dont l'éducation n'eût pas commencé dans les temples*.
Luthéranisme, philosophisme, sous les regards anxieux de Maistre, traversaient, eux, la Dwina.
I I retrouvait, à Pétershourg, c la lèpre du x v 1 1 1* siècle, rongeant les Ames t. Et puis un c serpent i s'y glissait, que les gouvernants de la Russie
< prenaient tout au plus pour une anguille i, le protestantisme germanique. Maistre leur signalait le péril, leur montrait ces immigrants dont au moins i)0 pour 100 étaient des c acquisitions iiinestes >, c balayures de l'Europe' i. Il eut un jour communication du programme élaboré pour le séminaire de Newsky par le Hongrois Fessier» un ancien capucin, disait-on, devenu plus tard protestant, et qui maintenant se donnait pour
< atholique : christianisme, platonisme, kantisme, voisinaient dans cette tôte nomade, c C'est le mal allemand, criait Maistre; il faut le traiter d'abord par le mercure parisien, autrement nommé le
1 Maistro, Correspondance diplomatiqfiê, éd. Blâoc, I, p. li; rt itf:n'res, XI. p. 514. : f-MVfTs, XI, p. 519, et VIII, p. t90-tSl.
t'.urres, IX, p. 247; XIII, p. 170; VIII, p. 17S-I7I et 359.
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ridicule ». Le clergé russe, alarmé, songeait un instant à un Jésuite pour occuper la chaire de Fessier; et puis on s'adressait, finalement, à un protestant allemand nommé Horn \ Un livre latin de l'archevêque Méthode : Des choses accomplies dans la primitive Eglise, que Maistre lisait en 1812, lui apportait une nouvelle preuve des infiltrations protestantes dans l'Eglise russe : il rédigeait en latin, contre ce livre, les Réflexions critiques d'un chrétien dévoué à la Russie -. Et ces coquetteries du clergé russe à l'endroit du clergé luthérien révélaient à Maistre l'accord de ces clergés « sur deux grands dogmes : l'amour des femmes et la haine du Pape ^ »
Mais que pouvait-il advenir du dialogue entre Pétersbourg et Rome, ébauché sous Paul I", si Pétersbourg devenait une colonie intellectuelle du luthéranisme? Maistre, un jour de 1807, devisait de la réunion des Eglises avec trois hauts personnages de l'Empire, Soltykof, Tatitscheff, Pierre Tolstoï. « Tout ce que Pierre le Grand en faisait, disait le premier, n'était que pour plaire à la cour de France; il n'était pas capable de songer sérieusement à quelque chose d'aussi impoli-