Œuvres, VUI, p. 4SI
450 LA PENSÉE RELIGIEUbh Dh JusEPH DE MAISTRE
gion*vraie. Pour défendre ces articles, pour aider ce bras, Maistre faisait appel aux Jésuites : il escomptait que leur action théologique amènerait Tâme russe à maintenir l'intégrité di> Credo ^ y et que leur influence d'éducateurs dissiperait dans la haute société certaines idées préconçues, barrière traditionnelle entre Rome et l'âme slave.
Il fallait donc que la Russie les employât comme pédagogues : Maistre, en plusieurs écrits, le demandait formellement, et la permission qui leur fut donnée, en 1812, d'ouvrir à Polotsk une Académie, fut une victoire pour Maistre, et une défaite pour le protestantisme allemand, représenté dans le conseil des ministres par le baron de Gampenhausen^. Il rêvait que Polotsk devînt un grand centre de publications, d'où sortiraient « les grands in-folios de Petau, de Bellarmin et des autres héros de la même école ^ ». Il fallait, aussi, se servir d'eux comme missionnaires. Ils évangélisaient depuis 1803 les catholiques des colonies