‹ La pensée religieuse de Joseph de Maistre; d'après des documents inéditsChapitre 97 sur 101 · Comte, Cours de philosophie positive, IV, p · texte numérisé non relu

Comte, Cours de philosophie positive, IV, p

2. Comte, Opuscules, p. 2G3 (5* opuscule de 1825) ; cf. Cours de philosophie positive, VI, p. 401.

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chronismo, et n'avait-il pas, bien plutôt, fait office do prophète, lorsqu'il avait rêvé que le pouvoir spirituel séculaire pouvait eneore traeer les voies do l'humanité future?

Mais Comte, tout en saluant l'Église, tout en la convoquant à ses côtés, avait parfois cru trouver, dans Maistre même, le symptôme de ce qu'il appelait quelque part la « décomposition spontanée du catholicisme ». Le jour où son vieil ami Valat vint à la foi romaine, Comte lui écrivait en substance que cela valait mieux, après tout, que de rester déiste, ou que de demeurer attaché à la « nullité organique » du voltairianisme; que lui-même Comte, si jamais il rétrogradait, se ferait catholique; mais que pourtant le catholicisme avait perdu, « non seulement l'aptitude à lier profondément les individus, comme le témoigne depuis trois siècles le progrès du désordre spirituel en Europe occidentale, mais aussi sa propriété antique d'établir ou de garantir l'harmonie totale de chaque entendement isolé ^ ». Comte se plaçait devant cet « entende-

1. Comte à Valat, lettre de 1843 {Lettres à M. Valat, p. 335- 336).

ment isolé > qu'était la pensée de Maistrr : il croyait pouvoir relever, chc2 lui comme chei lee membres de son école, une t hésitation >, une < timidité > inspirées par le c sentiment, involontaire quoique fort incomplet, d'une désharmooie lotale avec leur siècle* >, et puis certaines <( inconséquences », attestant, d'après Comte, que la théorie ù laquelle Maistro s'attachait était c assez décrépite pour n'être plus depuis longtemps suffisamment comprise, même de ses plus illustres interprètes* »; et l'opinion de Comte achevait de se formuler, bien nette, dans celle page du Cours de philosophie positive :

c Qu'on analyse les vaines tentatives si fréquemment renouvelées depuis deux siècles par tant d'intelligences distinguées et quelquefois sopéheorei, pour subordonner, suivant la formule tbéologiqve, la raison à la foi ; il sera facile d'en reconnallro la constitution radicalement contradictoire, qui établit la raison elle-même juge suprême d'une telle soumission, dont l'intensité et la durée dépendent uniquement ainsi de ces décisions variables, rarement trop sévères. Le plus éminent penseur de Técole ( atholiquo actuelle, l'illustre de Maistre, a rendu luimême un témoignage, aussi éclatant qu'involontaire^ ;i cette inévitable nécessité de sa philosophie, lorsque, renonçant à tout appareil théologiqoe, il s'est efforcé,

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