‹ La pensée religieuse de Joseph de Maistre; d'après des documents inéditsChapitre 98 sur 101 · Comte, Cours de phtlotoithie pùtitiftt IV» p · texte numérisé non relu

Comte, Cours de phtlotoithie pùtitiftt IV» p

dans son principal ouvrage, de fonder le rétablissement de la suprématie papale sur de simples raisonnements historiques et politiques, d'ailleurs, à certains égards, admirables, au lieu de se borner à le commander directement de droit divin, seul mode pleinement en harmonie avec la nature d'une semblable doctrine, et qu'un tel esprit à une autre époque n'eût point hésité sans doute à suivre exclusivement, si l'état général de l'intelligence humaine n'en eût pas empêché, même chez lui, l'entière prépondérance ^ . »

Bref, à entendre Comte, qui tout à l'heure célébrait en Maistre rhistorien et le sociologue, le spectacle du penseur religieux mériterait au contraire quelque pitié : Maistre gauchirait, biaise serait, se sentirait en conflit avec lui-même, avec son temps ; et son effort pour « recomposer la théorie générale du catholicisme » n'aurait eu d'autre utilité permanente que d'en mieux « caractériser le système historique ; » et Maistre, après tout, n'aurait été qu'un « penseur étranger à l'Eglise * ! » Comte veut-il dire, ici, que Maistre n'était pas un clerc, ou veut-il prétendre, d'aventure, qu'il ne fût pas un catholique correct? C'est ce que le con-

1. Comte, Cours de philosophie positive, IV, p. 28. Si Comte eût mieux connu la théologie du moyeu &gc, il se fût rendu compte qu'à aucune époque l'Eglise ne proposa le dogme sans présenter en même temps ses titres de crédibilité.

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