‹ La pensée religieuse de Joseph de MaistreChapitre 16 sur 109 · Œuvres, VllI, p. 329; V, p · texte numérisé non relu

Œuvres, VllI, p. 329; V, p

de la région astrale », agents et intermédiaires de Dieu, et susciter les manifestations, les communications sensibles, qui amèneraient l'âme à percevoir physiquement le Rédempteur, le Réparateur, la Cause active et intelligente'.

Maistre dut écouter, étudier : il y avait en lui un fouilleur de l'au-delà, tout prêt à prendre élan pour certaines spéculations, et d'autre part un flaireur des ridicules, capable de surveiller et de ralentir certains élans. « Si cet excellent homme n'avait pas été si bon chrétien, écrira de lui, au lendemain de sa mort, Le Pappe de Trevern, futur évêque de Strasbourg, s'il avait été incrédule, il aurait fait presque autant de mal que Voltaire, par les sarcasmes, l'ironie et le tour piquant dont ses ouvrages sont remplis^ ». Ce « Voltaire retourné » qu'il y avait en Maistre devait être un dangereux spectateur pour certaines cérémonies martinistes ; mais ce « Voltaire retourné », c'était en même temps un anti-Voltaire, que devaient réjouir et passionner les défis jetés au scepticisme des philosophes par tout cet étalage de « mystère », par toutes ces parades de « préternaturel. »

Page 1