‹ La pensée religieuse de Joseph de MaistreChapitre 20 sur 109 · Œuvres, XIV, p · texte numérisé non relu

Œuvres, XIV, p

3. Daudet, Joseph de Maistre et Blacas, p. 242 (Pion, 1908); et Œuvres, XII, p. 429. — L'une des Ihèses qu'en 1771 Maistre avait soutenues devant l'université de Turin pour obtenir le grade de licencié, avait eu pour sujet le partage de puissance entre le pontificat romain et le pouvoir civil. (Descostcs, Joseph, de Maistre avant la Révolution, I, p. 114). (Jomnie on aimerait savoir quelles argumentations de légiste tombèrent, ce jour-là, des lèvres juvéniles du futur auteur du Pa/jc'

de vue de l'État; et ce n'est assurément pas auprès de Willermoz que ses idées avaient pu s'amender, car les documents relatifs à cet illuminé lyonnais nous le font connaître comme « un pseudo-janséniste mélangé de gallican », qui « croit à la divinité du Christ et à la Rédemption, mais n'admet pas l'autorité du Pape'. »

Il faudra les bourrasques révolutionnaires qui feront du magistrat savoyard un Européen, pour que ce légiste devienne un canoniste, expert désormais à envisager, du point de vue même de l'Église, le fonctionnement de l'Église. « Anciennement vous étiez des nôtres », lui diront à la fin de sa vie, en le voyant « papiste », ses anciens confrères du Sénat de Savoie ; et Maistre répondra : (( Hélas ! mais on ne vient dans le monde que pour reconnaître ses erreurs et s'en amender^ ». Malgré ce qui subsistait de gallicanisme dans son mémoire à Brunswick, n'était-il pas déjà, dès 1781, sur la voie de l'amendement, puisqu'il ne pouvait « imaginer rien de mieux », comme type de gouvernement, que l'autorité pontificale?

Maistre, avant de clore ce long message, étu-

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