Œuvres, I, p. 8 et 27 ; XI, p. 323; XII, p
langue indigène et « les langues faisant les préjugés* », on discuterait son jugement sur la France, Mais il prétendait ne donner qu'un reflet du jugement même de Dieu sur notre pays. Il se demandait : D'où vient cette supériorité qui élève la France au-dessus des nations ? Résulte-t-elle de sa dynastie, ou de son climat, ou de son génie, ou de son goût, ou de sa science, ou de sa langue ? «Il n'est pas aisé de dire ce que c'est que cette supériorité, concluait-il, découragé ; la puissance seule ne suffit pas pour expliquer la chose* ». Mais l'inexplicable, pour Maistre, était d'autant plus auguste ; et pour que la France fût sauvée — la France, dont il avait tant à se plaindre, — Maistre était d'accord avec Dieu, d'accord avec ces aveugles factieux qui décrétaient l'indivisibilité de la République et derrière lesquels il entrevoyait la Providence décrétant l'indivisibilité du royaume ^ d'accord avec celui qu'il appelait un jour « le grand Robespierre* ».
La protection de Dieu sur la France apparais-
i. Œuvres, IX, p. 77.