Œuvres, VIII, p
nements », secte « beaucoup plus féroce en Allemagne qu'ailleurs, parce que le venin protestant a son principal foyer dans ces contrées » . Insistant sur rilluminisme bavarois, il expliquait :
<( Son chef est connu, ses crimes, ses projets, ses complices et ses premiers succès le sont aussi ; les règlements de la secte ont été saisis, publiés par le gouvernement, traduits en français, et imprimés de nouveau par l'abbé Barruel dans son intéressante Histoire du Jacobinisme. y>
Et parlant tout comme Barruel, Maistre accusait maintenant l'illuminisme allemand d'avoir « déclaré une guerre à mort à tout ce que nous avons cru et respecté jusqu'à présent », et lui imputait, par surcroît, « certains crimes commis depuis quelque temps*. »
A Cagliari, tout en se rendant compte — comme l'attestait dès 1793 son mémoire à Vignet des Étoles — qu'il « ignorait » les « sociétés mystérieuses » de l'Allemagne, Maistre avait dédaigné les renseignements de Barruel ; à Pétersbourg, il leur accordait créance. Parmi les 284 Jésuites qu'abritait en 1805 la Russie, un certain nombre étaient d'origine allemande - : ils purent raconter