‹ La pensée religieuse de Joseph de MaistreChapitre 7 sur 109 · Descostes, op. cit., I, p · texte numérisé non relu

Descostes, op. cit., I, p

imc lois, en une sortie virulente contre 1' « anarchie » du moyen âge, <( la féroce indépendance des nobles, l'influence illimitée du clergé, l'ignorance des uns et des autres * : » c'est avec les yeux de son siècle que Maistre regarde ce passé. Asseyons-nous au Sénat de Savoie, pour applaudir aux harangues d'apparat dans lesquelles sa toilette oratoire se règle sur la mode du temps : Éloge de Victor-Amédée III (1773); Discours sur la Vertu (1111)', Discours sur le caractère extérieur du magistrat (1784). Le voilà s'enthousiasmant pour le souverain qui, « amenant par la main la vraie philosophie, lui ordonne de souffler sur les vieilles formules ; » s'enthousiasmant pour ce peuple qui, là-bas en Amérique, se soulève*. Nous sommes encore loin de l'audacieuse page des Considératio7îs qui semble vouer à la mort, comme une improvisation humaine, la ville de Washington ^

Le Sénat savoisien et le genre humain n'ont pas connu le même Maistre : sa notoriété locale et sa célébrité universelle n'ont pas eu les mêmes assises. Ses pages les plus fameuses de ^hiloso-

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