‹ La pensée religieuse de Joseph de MaistreChapitre 70 sur 109 · Œuvres, Xlll, pp. 162-163 et 222-223, et II, pp · texte numérisé non relu

Œuvres, Xlll, pp. 162-163 et 222-223, et II, pp

bourg, en 1811, par la Société biblique de Londres, visait à la conquête spirituelle de la Russie, et même du catholique duché de Varsovie ^ C'est une machine socinienne, disait Maistre^; et les prohibitions papales portées contre la Société biblique étaient formelles. Alexandre voulait enrôler les Jésuites dans la Société biblique. Ils durent refuser. Maistre, alors, sentit leur prestige pâlir ; bien qu'ils n'eussent jamais tenté d'insinuer à leurs élèves,

— nous avons à ce sujet un témoignage très formel de l'historien Viazemski^ — « que l'Eglise romaine fût plus élevée et plus propice au salut de l'âme que l'Église orthodoxe », la conversion d'un jeune Galitzin fut imputée à leur influence*; et cette Société de Jésus que Pie VII venait de rétablir dans le reste du monde était, en décembre 1815, expulsée de Saint-Pétersbourg, et quatre ans plus tard de tout l'Empire.

Maistre, endolori, méditait. L'entente des trois Mages, — ainsi désignait-il les augustes signataires de la Sainte-Alliance, — cette entente, qui

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