Œuvres, XIII, p
(( très fidèle sujet philosophique, politique et théologique de Sa Sainteté. »
Maistre n'arrivait pas à convaincre Blacas ; car en 1817, de Rome où il échafaudait un Concordat, Blacas lui confiait, mi-sérieux mi-plaisant : « J'étais occupé à la préconisation de trente-deux archevêques ou évoques, qui sont appelés à rendre à l'Eglise de France son ancien éclat, et à soutenir les Quatre Propositions, qu'un de mes amis désapprouve * ». — A la première occasion, ripostait Maistre, « les prélats français se conduiront comme s'il n'yavaitjamais eu de Quatre Articles-. » Maistre, ce jour-là, fut très optimiste : en fait, si l'on met à part quelques rares prélats du temps de la Restauration, tels que d'Aviau, archevêque de Bordeaux, ce sera seulement au cours de la monarchie de juillet que, grâce à l'action de Montalembert et de ses amis en faveur de la liberté de l'Église, une fraction de l'épiscopat commença de se comporter comme s'il n'y avait jamais eu les Quatre Articles. Tout le premier, d'ailleurs, Maistre sentait si nettement le reste d'ascendant que gardait l'Assemblée de 1682, qu'au moment d'imprimer le livre du Pape, il en détacha, pour un volume ultérieur, les chapitres sur l'Église