HAS
Blessés Blossés Blessés Accidents
Hortels graves moins graves légers matériels Totaux Automobiles ..... 131 820 7.025 10.642 81.237 99.855 AUtODUS. 5.007 17276 694 1.073 6.650 8.510 Tramways ....... 26 ‘T10.|1 892 1.281 20708 8.892 Voitures attelées .. 16 80 756 1.352 15.124 17.328 Motos et sidecars.. 3 28 385 ADB El AD 2.251
Bicyclettes et tri- POPÉEUTS 221 Le MA NTS MATE 1.947704 900 8.114
Total des accidents imputables au groupe autos ... 148 896 7.719 11.715 87.887 108.365
Total des accidents imputables aux autres véhicules. 49 291 3.158 4.803 28.184 36.585
En 1928, le total des accidents causés par les voitures attelées s’est abaissé à 14.300, mais celui des accidents causés par les motos s’est élevé à 3.915.
Quant aux accidents d’autos, ils sont en 1928 pour les seules voitures de tourisme de 74 mortels, 966 blessés graves, 8.662 peu graves, et 19.400 légers, à quoi il faut ajouter les accidents de camion, où 76 personnes trouvèrent la mort dans Paris même et 60 en banlieue.
Cette statistique qui n’a trait qu’à Paris ne permet pas de connaître la proportion des accidents causés, à eux seuls, par les attelages campagnards. Or, cette proportion est importante. Il est nécessaire de souligner, chaque fois qu’on effleure la question de la circulation routière, la tendance fâcheuse, instinctive et persistante qu’a le paysan français de circuler comme à plaisir sur la gauche des chemins, et de se serrer toujours sur le côté gauche de la chaussée. Il ne serait pas mauvais d'insérer dans le programme des écoles primaires rurales des leçons fré-: quentes sur ce point. En les prenant tout jeunes, en frap-
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pant leur imagination par des exemples choisis, en s’adressant à leur mémoire par des axiomes courts et frappants, on pourrait espérer peut-être éduquer au moins les paysans des générations futures, puisqu'il sémble vain de travailler à corriger les contemporains...
5. — Quelle est l'explication de ces trop nombreux écarts des usagers de la route, quels que soient les véhicules dont ils disposent ? En France, où l’on est volontiers indiscipliné avec la meilleure foi du monde et une gentille bonhomie, peut-être le public est-il excusable de répéter ainsi les infractions sans y mettre de malice. Il n’est pas dans la mentalité française de se conformer strictement, militairement, à des règles rigides qui prévoient le moindre détail et font une loi précise pour chaque geste. On n’en voit pas l’utilité, on n’en saisit pas l’importance, et, très naturellement, on en sourit et on les viole. Souvent même, tout en les connaissant pertinemment, on né songe même pas à elles au moment de les observer.
Les peuples étrangers, et surtout les Anglo-Saxons, ont compris, beaucoup plus tôt que nous, la nécessité qu'il y a pour chacun de se soumettre à un automatisme docile pour ne pas contrarier les échanges sociaux, où les conditions de l’existence moderne apportent un besoin sans cesse grandissant de célérité et d’intensité. Chez eux, l'observation des règlements est plus qu’une habi-. tude : elle est une tendance instinctive de l'être. En matière de circulation, le public renonce sans peine à sa fantaisie; il accepte passivement toute discipline qu’on lui. impose, sans être tenté de la trouver draconienne. Les véhicules obéissent comme des soldats à la