ETUDE CLINIQUE
Pour qui relit les publications faites au sujet de la percussion thoracique jusqu’au début de ce siècle, un fait est frappant : c'est l’extraordinaire effort que les médecins ont fait pour obtenir de la méthode la plus grande efficacité.
On est confondu par le nombre ‘impressionnant de signes que compte la percussion, de la minutie avec laquelle les observateurs s’acharnent à les découvrir, et de la fantaisie des interprétations.
Cependant, la percussion de l'abdomen, son aînée de plusieurs siècles, demeurait à l’état rudimentaire où l'avaient laissée les Anciens.
. Il est vrai que, pour l'abdomen, la percussion a un intérêt réduit. L’abdomen $e palpe. La palpation a une précision incontestable et son domaine est très étendu grâce à la dépressibilité de la paroi abdominale. La percussion seule est souvent une source d'erreurs que la palpation permet de redresser : par exemple, il est téméraire de déduire qu’il y a splénomégalie, d’après l'existence d’une aire de matité située à la partie postérieure de l’espace de TRAUBE. Cette aire de matité peut être due simplement à la réplétion des anses intestinales. Pour s'assurer que la matité s'explique par une hypertrophie de la rate, il faut le concours de la palpation qui en perçoit le bord crénelé. De même, l’exploration des autres viscères abdominaux relève surtout de la palpation.