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L'intérêt de la percussion thoracique vient, sans doute, de ce qu’elle est longtemps demeurée le meilleur moyen d'investigation permettant de recueillir quelques signes sur le contenu intra-thoracique. ;
Actuellement, la percussion n’est que l’un des nombreux moyens dont dispose la clinique pour étudier l’appareil respiratoire.
Valeurs relatives des autres explorations.
1°) L’inspection permet de voir les mouvements de la respiration, d’en indiquer l’importance par l’ampliation thoracique, d’en saisir le rythme, d'évaluer les durées respectives de l'inspiration et de l'expiration, de constater le tirage qui accompagne certaines dyspnées. De plus, elle donne des renseignements importants concernant la coloration, la morphologie de la paroi, sa symétrie, ses déformations, ses mouvements, ses cicatrices. |
Ainsi, les épanchements pleuraux repoussent la paroi, écartent les côtes et immobilisent plus ou moins complètement l’hémithorax. Aux signes précédents s'ajoute souvent un œdème pariétal lorsqu'il s’agit de pleurésies purulentes.
Par contre, les bronchectasies, les sténoses bronchiques, les processus cicatriciels sont à l’origine de « rétrécissements de poitrine » plus ou moins accusés : la paroi, immobile, se rétracte; les côtes se rapprochent.
2°) La palpation apporte à l'inspection d’utiles précisions. Les mouvements, ou l’immobilité, et les déformations pariétaux sont aussi du ressort de la palpation. La main peut encore apprécier le degré de chaleur, la consistance des corps qu’elles touche, ou réveiller des douleurs. De plus, elle perçoit les vibrations vocales qui se transmettent normalement à la paroi.