‹ La Percussion du Poumon: Étude Théorique et CliniqueChapitre 32 sur 41 · ANNE · texte numérisé non relu

ANNE

b) Le râle D ulede. fin, témoin d un processus alvéolaire ou bronchiolaire.

- 5°) La ponction, guidée par la percussion, est susceptible d’apporter au diagnostic des renseignements importants. Si elle ramène du liquide, elle permet d’affirmer- l'existence d’une collection liquide entre les plèvres ou dans le poumon. Si elle reste blanche, il est nécessaire de recommencer l'exploration en s’aidant des signes de localisation fournis par la radiologie, et surtout par la percussion. Les injections d’air et de lipiodol par le trocart de ponction rendent visibles aux rayons X les limites des cavités et en font apprécier l'étendue.

6°) La radiologie a l'immense avantage de rendre visibles la majeure partie des poumons, les mouvements diaphragmatiques inexplorables par les autres méthodes et des lésions dont la situation profonde, le faible volume ou les propriétés physiques rendent la reconnaissance impossible. Elle rend apparents les déplacements même discrets du médiastin et les rétractions pulmonaires minimes.

Et cependant, la radiologie ne ‘peut à elle seule résoudre les nombreux problèmes posés pour arriver à des diagnostics précis.

Elle rassemmble sur un seul plan une superposition d'organes.

Certains territoires lui demeurent inaccessibles qu’'AMEUILLE a appelés « l’inexplorable en radiologie » et qui se trouvent situés entre le cœur en avant et la colonne vertébrale en arrière, en arrière des coupoles diaphragmatiques, et en arrière des vaisseaux de la base du cœur.

Les lésions intra- Hhoraciques ne se manifestent que par des opacités ou des clartés anormales dont la forme, les dimensions, la densité, l’'homogénéité orientent l’es-

prit, mais la véritable nature de la maladie lui échappe, car elle est loin de donner pour les lésions intra-thoraciques tous les caractères spécifiques nécessaires pour apprécier leur morphologie anatomique.

La pathologie bronchique ne lui est connue que par la bronchographie lipiodolée qui renseigne sur la topographie de l’arbre bronchique, sur ses variations de calibre, dilatations et rétrécissements, et sur leurs localisations.

La radiographie, en tranches renseigne d’une facon infidèle sur la pathologie des grosses bronches. Elle est d’une interprétation difficile pour ce sujet.

La bronchoscopie donne la clef de bien des problèmes insolubles sans elle. Il semble que l'extension de sa pratique est avant tout fonction de l’habileté de l'opérateur. Quoi qu’il en soit, elle permet d’interpréter nombre d’images radiologiques et souvent de poser fermement les diagnostics. Les images radiologiques sont souvent des épiphénomènes traduisant l'existence de lésions bronchiques : les sténoses en particulier qu’elles soient dues à des processus inflammatoires, néoplasiques, tuberculeux ou cicatriciels; les compressions provoquées par des adénopathies ou des tumeurs. Les examens des biopsies et des prélèvements bactériologiques en sont le complément indispensable.

De plus l’endoscopie bronchique donne souvent l’explication de troubles fonctionnels, en particulier des expectorations hémoptoïques ou non.

Dans ce riche ensemble de moyens d'exploration mis à la disposition de la clinique vient s'intégrer la percussion dont nous verrons, chemin faisant, l'intérêt véritable. |

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