HISTORIQUE
Le premier ouvrage traitant de la percussion du thorax, paru en 1761, est dû au fils d’un aubergiste, médecin à Vienne : AUENBRUGGER: et son moindre mérite n’est pas d’avoir abandonné les méthodes rituelles de la médecine ancienne.
La percussion s'y trouve exposée très clairement et avec un bon sens que certains de ses successeurs pourraient lui envier.
Il y décrit la percussion du thorax d’un sujet sain, puis les renseignements qu’elle donne dans les différentes maladies.
Pour vérifier ce qu'il avance, AUENBRUGGER se sert du contrôle anatomique et, prudent, il s’arrête là. |
AUENBRUGGER indique les cas où la percussion est utile mais aussi ceux où elle est impuissante.
Cependant, le travail d'AUENBRUGGER ne suscite à l’époque aucun intérêt. \
En 1808, CoRvISART découvre aux Français l’œuvre d’'AUENBRUGGER par une traduction agrémentée d’abondants commentaires, traduction parfois malheureuse mais qui témoigne d’une grande probité.
CoRVISART ignore la notion de tonalité et des mots comme « sonus altior »; « sonus gravior » sont traduits à contre-sens par son plus superficiel et son plus profond.
Le traité de l’auscultation de LAENNEC, en 1819, signale la percussion comme procédé complémentaire de l’auscultation.
En 1828, paraît le premier d’une série d'ouvrages écrits par PIORRY, au sujet de la percussion. Mû par une « vaniteuse cuistrerie » (RIST), PIORRY pousse dans toutes les directions pour perfectionner la méthode : il invente un appareil, le plessimètre, grâce auquel il
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cherche à évincer la percussion classique pratiquée du bout des doigts ou à main ouverte; il pénètre plus profondément la cage thoracique par la percussion profonde; il dresse de l’organisme un « atlas plessimétrique »; il donne des sons une interprétation arbitraire, organique et non physique, les classe, crée un jargon adapté à ses hypothèses, étudie chaque détail avec une extraordinaire insistance et couronne le « volumineux et ridicule fatras » de ses œuvres d’un mot : le plessimétrisme. De ce travail, auquel PIORRY consacra sa vie, il ne reste aujourd’hui plus rien.
SKODA, en 1850, isole le son tympanique et cherche à en préciser la génèse.
Austin FLINT, dans un manuel datant de 1876, fait revenir la percussion à sa juste mesure. Dans un style aisé, il interprète les sons de percussion par les propriétés physiques des corps et établit un bilan exact (auquel on n’a guère ajouté) de ses possibilités et de ses insuffisances.
Techniques de la percussion.
Pour être correctement pratiquée, la percussion fait appel à la fois au médecin et au malade.
Le médecin choisit entre divers procédés de percussion le plus efficace et le plus pratique. Il choisit ensuite le lieu le plus propice à une bonne percussion, car le poumon n’est pas également accessible partout. Il fait adopter au malade certaine attitudes favorables à une facile exploration.
Procédés de percussion.
Les procédés de percussion comprennent — la percussion immédiate, — la percussion médiate.