CHERE
Le malade, enfin, peut accroître la surface du champ de percussion à
— il réalise l'effacement des pectoraux, en portant les épaules en arrière;
— il agrandit l’espace inter-scapulo-vertébral par le déplacement des épaules en avant, ce qui diminue l'épaisseur des muscles;
— il découvre le creux axillaire, en posant les mains sur la tête.
Essais de classification.
Les auteurs ont classé les sons de percussion de façons très différentes. |
La plus simple est celle d'AUENBRUGGER, basée sur des comparaisons. AUENBRUGGER les range en deux groupes
1°. — Les sons comparables à ceux des « tambours quand ils sont couverts d’un drap ou de laine grossière »;
2°. — « Le son de chair frappée » qu'il considère comme « une privation de son ».
AUENBRUGGER ne distingue donc pas le son te panique du son pulmonaire.
PIoRRY a adopté une classification anatomique et a divisé les sons de percussion en EN catégories — fémoral, — jécoral (le foie), — cardial, — pulmonal, — intestinal, — stomacal, — ostéal, — humorique (organes remplis d’eau et d'air), — hydatique.
BY de
La fantaisie des noms mise à part, cette classifica- ‘tion ne présente aucun intérêt. C’est une fiction tombée aujourd’hui dans l'oubli.
SKODA distingue quatre groupes de sons
— son plein, son vide,
— son clair, son sourd,
__ son tympanique, son non-tympanique,
— son aigu, son grave.
Cette facon de faire ne reconnaît aucune idée directrice et les termes sont intraduisibles.
FLINT en a donné une bonne classification acousti-
que. Il distingue six sons : |
— matité,
— sub-matité,
— tympanisme,
— son vésiculo-tympanique,
— son amphorique,
— son de métal fêlé (Cracked metal).
Le reproche qu’on peut lui faire est de ‘ne pas avoir isolé le son pulmonaire. | Il semble que l’on puisse classer comme suit les sons de percussion :
— son mat, — son pulmonaire, — son tympanique et ses variétés le skodisme le son amphorique le bruit de pot fêlé.
Entre ces trois sons, se placent des sons intermédiaires que l’on peut garder par commodité :
— Ja sub-matité, — le son vésiculo-tympanique.
2 — 57 — La percussion du thorax normal.
La matité, le tympanisme, le son pulmonaire répondent à des organes déterminés :
— La matité : au cœur, au foie.
— Le tympanisme :. aux viscères creux abdomi-
naux, dont la projection thoracique forme l’espace de Traube.
— Le son pulmonaire : au poumon.
Ils se répartissent avec une relative uniformité qui
permet de dresser un plan assez exact de leurs projections.