‹ La Percussion du Poumon: Étude Théorique et CliniqueChapitre 35 sur 41 · CHERE · texte numérisé non relu

CHERE

Le malade, enfin, peut accroître la surface du champ de percussion à

— il réalise l'effacement des pectoraux, en portant les épaules en arrière;

— il agrandit l’espace inter-scapulo-vertébral par le déplacement des épaules en avant, ce qui diminue l'épaisseur des muscles;

— il découvre le creux axillaire, en posant les mains sur la tête.

Essais de classification.

Les auteurs ont classé les sons de percussion de façons très différentes. |

La plus simple est celle d'AUENBRUGGER, basée sur des comparaisons. AUENBRUGGER les range en deux groupes

1°. — Les sons comparables à ceux des « tambours quand ils sont couverts d’un drap ou de laine grossière »;

2°. — « Le son de chair frappée » qu'il considère comme « une privation de son ».

AUENBRUGGER ne distingue donc pas le son te panique du son pulmonaire.

PIoRRY a adopté une classification anatomique et a divisé les sons de percussion en EN catégories — fémoral, — jécoral (le foie), — cardial, — pulmonal, — intestinal, — stomacal, — ostéal, — humorique (organes remplis d’eau et d'air), — hydatique.

BY de

La fantaisie des noms mise à part, cette classifica- ‘tion ne présente aucun intérêt. C’est une fiction tombée aujourd’hui dans l'oubli.

SKODA distingue quatre groupes de sons

— son plein, son vide,

— son clair, son sourd,

__ son tympanique, son non-tympanique,

— son aigu, son grave.

Cette facon de faire ne reconnaît aucune idée directrice et les termes sont intraduisibles.

FLINT en a donné une bonne classification acousti-

que. Il distingue six sons : |

— matité,

— sub-matité,

— tympanisme,

— son vésiculo-tympanique,

— son amphorique,

— son de métal fêlé (Cracked metal).

Le reproche qu’on peut lui faire est de ‘ne pas avoir isolé le son pulmonaire. | Il semble que l’on puisse classer comme suit les sons de percussion :

— son mat, — son pulmonaire, — son tympanique et ses variétés le skodisme le son amphorique le bruit de pot fêlé.

Entre ces trois sons, se placent des sons intermédiaires que l’on peut garder par commodité :

— Ja sub-matité, — le son vésiculo-tympanique.

2 — 57 — La percussion du thorax normal.

La matité, le tympanisme, le son pulmonaire répondent à des organes déterminés :

— La matité : au cœur, au foie.

— Le tympanisme :. aux viscères creux abdomi-

naux, dont la projection thoracique forme l’espace de Traube.

— Le son pulmonaire : au poumon.

Ils se répartissent avec une relative uniformité qui

permet de dresser un plan assez exact de leurs projections.

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