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sissait à découvrir la présence d’un petit lambeau musculaire d’un demi-pouce d'épaisseur placé sous la paroi. Aujourd’hui, l'expérience nous a ramené à plus de modestie. Comme pour la distance, il existe un seuil du volume au-dessous duquel la percussion ne donne aucun renseignement; les affections nodulaires, les tuberculoses miliaires ou nodulaires, les fneumopathies nodulaires aiguës, la silicose, ne donnent pas lieu à un son « contre nature »,
— les petites cavités demeurent ignorées,
— les « bronchites » restent, elles aussi, muettes.
De plus, par paradoxe, certaines conditions physiques peuvent intervenir pour masquer l'existence de certaines lésions. Les pneumothorax et les cavités intraparenchymateuses peuvent, dans certaines conditions de pression, prendre le timbre pulmonaire et passer inaperçus. TE
Enfin, certains sons « contre nature » se rencontrent à la percussion de poumons sains lorsqu'ils sont détendus. Tel est le cas du skodisme que la percussion révèle au-dessus du niveau liquide des pleurésies de moyenne abondance, et du tympanisme du poumon sain dans les déplacements importants du médiastin.
C'onclusion.
Chemin faisant, la percussion, malgré ses lacunes, est apparue comme un moyen d'investigation digne d’'intérêt. Son domaine ne dépasse guère la périphérie pulmonaire, mais dans ces limites, les renseignements qu’elle fournit sont du plus haut intérêt.
Les erreurs, dont on lui fait grief, sont dues aux exagérations de ceux qui ont voulu qu’elle se dépassât elle-même.
L’auscultation a couru avec les respirations « anomales » les mêmes risques.
LRU
Le détail des limites, la nuance des sons, qui ont engendré de téméraires .déductions, doivent, de parti pris, être ignorés. C’est dans ces conditions seulement que la percussion peut rendre de grands services.