VALEUR PRATIQUE DE LA PERCUSSION
Considérée du point de vue pratique, les renseignements les plus intéressants que fournit la RCuSSIon peuvent se ramener à trois cas :
1° —— la matité étendue du sommet, 2° __ le tympanisme étendu du sommet,
3° — la matité étendue de la base.
La matité et le tympanisme étendus du sommet.
Le sommet se prête heureusement à l’investigation par la percussion : les espaces sus et sous-claviculaires sont les régions du thorax où la paroi a la plus grande minceur et où les sons se prêtent à une interprétation aisée.
De plus, le sommet est le siège d'élection des pneu- . mopathies aiguës et des lésions tuberculeuses.
La présence d’un son « contre nature » du sommet devra toujours faire songer à une affection pulmonaire.
La matité étendue signe la présence d’une condensation pulmonaire que le CONLEREE clinique pourra souvent identifier.
— Une pneumopathie aiguë à pneumocoques donnant à la radiologie le « triangle pneumonique ».
— Une pneumopathie aiguë tuberculeuse.
— Une pneumopathie chronique, le plus souvent aussi tuberculeuse.
Le tympanisme étendu du sommet reconnaît comme cause presque unique la grande caverne tuberculeuse.
La matité étendue de la base.
. À l'inverse du sommet, la matité de la base est essentiellement d’origine pleurale.
Elle est due à la présence de liquide entre les feuillets pleuraux.
L’épanchement liquidien peut revêtir deux types différents : :
— l’hydropneumothorax, — la pleurésie.
L’hydropneumothorazx.
L’hydropneumothorax et ses variantes : pyothorax, hémothorax, chylothorax, sont des épanchements liquides qui s’accompagnent d’un pneumothorax.
L’hydropneumothorax est consécutif à des traumatismes pleuraux dus à l’insufflation d’une pneumothorax, à la pleuroscopie, une perforation pleuro-pulmonaire, une plaie de poitrine.
Il donne lieu à de la matité des parties déclives. Peu abondant, il demeure dans la partie postérieure . du.sinus costo-diaphragmatique.
Mais la matité s'élève avec l’abondance du liquide. Le diagnostic d’un tel épanchement repôse sur :
1°) L'existence d’une aire de tympanisme au-dessus du niveau liquide.
2°) Les caractères de la limite supérieure de la matité. En effet, cette limite est nette; la hauteur de la submatité est faible. Elle reste horizontale avec les mouvements du malade.