NS
nouvelle G. E. précolique antérieure, à anse longue avec jéjunostomie. Un examen radiologique pratiqué en janvier 1928 montre des signes évidents d’ulcères peptiques sur les deux bouches. Une nouvelle intervention est refusée par le malade.
ULCERES JEJUNAUX
Obs. XVI (Docteur Guras) (inédite).
M. G..., Jean, 55 ans, de Kérity Pennmarc’h est opéré le 15 avril 1933 pour signes d’ulcère gastrique. A l’intervention : on découvre un ulcus géant étendu à la face antérieure de l’antre pylorique, à une partie de la grande courbure. La face postérieure de l’estomac est inaccessible et trop adhérente. Sans grande conviction devant des lésions aussi avancées et un état général précaire, je pratique une G. E. sur la face antérieure de l'estomac avec anse longue et jéjuno-jéjunostomie. Les suites opératoires furent simples. Le malade se trouvant beaucoup amélioré quitte l’hôpital quinze jours après l’opération et il reprend son travail et ses habitudes d’intempérance. Mais au bout de six à sept mois, le malade est repris de troubles hyperchlorhydriques évoluant par crises et d’hématémèses de sang rouge. Le 27 mars 1936, trois ans après la première opération, M. G.. est amené d’urgence à l’hôpital par le Docteur Jean, de Penmarc’h pour signes de perforation. Deux heures auparavant, le malade a ressenti une douleur
brutale dans le ventre. Pas de vomissements. À l’exa-
men : état de schock, ventre de bois. Devant cette symptomatologie bruyante, semblable à celle d’une perforation gastrique banale, le Docteur Guias intervient aussitôt (deuxième heure). À l'intervention : on trouve une quantité considérable de liquide jaune sans trace d’aliments dans le ventre et une perforation d’un ulcère