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facilement mise en évidence par la palpation. Dès que la main se pose sur l'abdomen on a la sensation d’une résistance. Surtout dans la région ombilicale on à l'impression « d’un disque de métal enchâssé dans la paroi » (Gosset).
Douleur atroce à début brutal, ventre de bois sont les signes cardinaux de lulcus peptique perforé suffisamment explicites pour imposer l'intervention d’ur-
gence.
Les signes secondaires
Les autres signes ne sont que secondaires : labsence de vomissements et de signes généraux ; la constatation d’une sonorité pré-hépatique et la radio-
scopie du pneumopéritoine spontané.
LES VOMISSEMENTS sont rares dans les perforations d’ulcères peptiques, comme dans les perforations d’ulcus en général. Aucun de nos 3 malades n'avait vomi, sauf un, qui tardivement eut un seul vomissement verdâtre (Obs. I). Le contraste entre le syndrome d’irritation péritonéale et l’absence de vomissements n’est certainement pas une des choses les moins curieuses du tableau clinique.
LA TEMPÉRATURE est normale ou peu au-dessus de la normale.
Le pouLs bat aux environs de 80, plein, régulier, à son rythme habituel, sauf dans les premières heures
"LRO. EU
où il est parfois rapide et le malade dans un état de shock : angoissé, respirant vite.
LE T. R. ou LE T. V. peut montrer un Douglas douloureux.
LA PERCUSSION apporte au diagnostic un élément précieux par la constatation non pas de la matité dans les flancs, mais d’une sonorité pré-hépatique, le plus spécifique de tous les signes cliniques de la perforation en péritoine libre puisqu'il traduit lexistence d’air libre dans la cavité péritonéale. Récemment on a beaucoup insisté sur ce signe. La sonorité apparaît quelques heures après le début des accidents : dans notre première observation la matité hépatique est diminuée une heure après le début, complètement disparue six heures après. La sonorité pré-hépatique est surtout décelable le malade étant couché sur le côté gauche, ou encore en position semi-assise comme le conseille Soupault. Ce signe est très fréquent dans les perforations (Obs. I, VII, LIV, LV, LIX), mais non constant. Si sa présence coïncidant avec un ventre contracturé est donc d’une importance considérable, décèle l’existence d’une perforation, on ne peut tirer néanmoins aucun argument de son absence. Ce serait faute grave d'attendre son apparition pour porter un diagnostic et décider d’une intervention.
LA RADIO DU PNEUMOPÉRITOINE SPONTANÉ : Mais maintes fois, avant qu’il y ait une diminution appré-
Le pau 2
ciable de la matité hépatique à la percussion, les gaz, même s'ils sont en quantité minime, sont visibles à la radioscopie et à la radiographie. La radio du pneumopéritoine spontané par perforation du tractus di-
cestif abdominal passe de plus en plus dans la pra-
Fic. 3.
Radiographie du pneumopéritoine spontané montrant le croissant sus-hépatique pathognomonique des perforations digestives. tique courante, n’exige aucune préparation du malade. Au contraire, il faut bien se garder de lui donner de la bouillie barytée. L’on examine ou l’on radiographie le malade, soit debout, soit couché sur le
dos, soit comme le recommandent Vaughan et Singer