‹ La Perforation en Péritoine Libre des Ulcères Peptiques Jéjunaux et Gastro-JéjunauxChapitre 26 sur 34 · I. — Dans les cas typiques · texte numérisé non relu

I. — Dans les cas typiques

La vue d’une cicatrice de laparotomie sus-ombilicale, la connaissance d’une G. E. pour ulcus pratiquée plusieurs années auparavant ou d’une perforation gastro-duodénale antérieure ; l’existence parfois d’antécédents d’ulcère peptique, la constatation du syndrome de perforation : douleur, contracture, sonorité préhépatique et si, doute, la radio du pneumopéritoine spontané sont des signes qui permettront au chirurgien de penser à la perforation de V’U. P. Dans ces cas typiques, on peut hésiter seulement entre la perforation d’U. P. et une affection fréquente : la perforation appendiculaire et 2 affections rares : la perforation de l’ancien ulcère gastrique qui a continué à évoluer malgré la G. E. tentée contre lui, et la perforation d’un nouvel ulcère gastrique.

DANS LA PERFORATION APPENDICULAIRE. — Le siège initial de la douleur est dans la fosse iliaque droite. Elle y persiste maxima. La contracture si elle s’est généralisée persiste aussi maxima dans la même région. Au cours des premières heures, il y a des signes infectieux : température: 37°8-38°, pouls: 90-100, qui

(en)

er

ne sont pas coutumiers de l’ulcère. Comme lulcus spontané perforé l’ulcère peptique perforé diffère donc de la perforation appendiculaire. Le diagnostic est faisable entre les deux affections. Mais parfois, la confusion est possible.

L'erreur fut faite quatre fois dans les observations publiées (XIII, XXV, LIV, LXV). Mais lerreur est vite redressée à l’intervention : l’incision iliaque découvre le liquide absinthique gastrique et fatalement le chirurgien sera conduit alors à pratiquer la laparatomie sus-ombilicale.

LA PERFORATION DE L'ANCIEN ULCÈRE GASTRIQUE, malgré la G. E., est une éventualité possible, mais rarissime. Nous en connaissons seulement 7 observations : de Migniac, Guilleminet et Latreille ; Delore ; Pellé ; Borszeky ; Pervès et Bodelon ; et une inédite de nos amis Moisnard et Colas, qui en mars 1934, chez un malade porteur depuis un mois d’une G. E. pour ulcus pylorique, ont observé une perforation de même ulcus qu’ils ont suturé sans succès d’ailleurs.

LA PERFORATION D'UN NOUVEL ULCÈRE GASTRIQUE est éventualité fréquente. Delore en a publié 3 cas, Le Riche 2. Balfour considère même que cette éventualité, loin d’être exceptionnelle, se rencontrerait souvent ; mais il n’en a pas publié de cas. Ces cas rentrent d’ailleurs dans le cadre de l’ulcère peptique au sens large du mot que lui donnent Delore et Leriche:

Page 1