LEONE X
cas extrêmement dissemblables nécessitant des opérations extrêmement différentes, dont les règles sont difficiles à préciser d'avance. Il devra se laisser guider par l’état des lésions qu’il découvre, d’une part, et l’état clinique de son malade, d’autre part. En effet la suture simple de la perforation mérite de demeurer un procédé de choix et non un « pis aller ». Employée le plus fréquemment jusqu’à aujourd’hui, elle compte tout de même 21 succès sur 32. La guérison subsiste parfaite chez nos 3 opérés : 5 ans, 13 mois et 12 mois après la suture. Outre que la suture compte à elle seule de nombreuses guérisons définitives, c’est souvent la seule méthode que le chirurgien puisse raisonnablement appliquer.
La suture simple nous semble devoir être appliquée à tout sujet, âgé ou taré, même dès les premières heures, car un vieillard ou un adulte entaché de tuberculose ou de diabète ne fera jamais les frais d’une opération choquante comme la gastrectomie d’emblée.
Elle nous semble devoir être aussi appliquée à tout sujet, même jeune et résistant, peu choqué, à partir de la septième heure, car il ne faut pas oublier que les malades sont en péritonite généralisée, que leur vie est en danger : il faudra aller vite pour les empécher de mourir d’abord. On verra après, s’il est nécessaire, à les guérir de leur maladie ulcéreuse et à leur faire une gastrectomie curatrice. C’est la conduite adoptée par Michon. Bien qu’opérant son malade dès la troisième heure de perforation d’U. P,
> d gastro-jéjunale, Michon se contenta de l’excision et de la suture simple. Ujtérieurement et à titre préventif, il fit une gastrectomie à la Polya. Guérison
maintenue trente mois après.
En somme, la suture simple nous apparaît comme le traitement d'urgence guérissant la perforation en péritoine libre de l’ulcus peptique et la gastro-pylorectomie comme le traitement de la maladie ulcéreuse, mais qu'il vaut mieux r'appliquer le plus souvent que plusieurs mois (3-4) après la guérison de la complication brutale de l'ulcère récidivant post-opératoire jéjunal et gastro-jéjunal.
pm,