MOT EE
vations, l'estomac est légèrement dilaté {obs. XT) où peu dilaté (obs. XVI), el, dans le premier cas, 1l y a du clapotage à jeun et on retire 150 centimètres cubes de liquide, et dans le second cas, 1l y a des vomissements de stase. |
La stase sans dilatation gastrique est donc possible, mais ce syndrome existe {rop rarement pour servir utilement au diagnostic de la périgastrite adhésive.
La percussion après insufflation n'est pratiquée que trop rarement (12 fois sur 146 obs.). Elle permet pourtant de se rendre compte du degré de la mobilité de l'estomac. Pour cette recherche, il faut pratiquer l'insufflation lentement et arrèêler la dilatation aussitôt qu’apparaissent les phémonèmes douloureux, qui géneraient l'exploration. Il n'y a aucune crainte ainsi de déterminer de lésions graves (déchirures vasculaires, perforations) lorsque l’ulcère est en activité. Le mélange effervescent peut donner de bons résultats, mais 1l est difficile de limiter exactement son action, qui peut devenir dangereuse. Pour M. Hayem, quand 1l y a des adhérences, on constate que la grande courbature ne s'abaisse pas, que l'estomac se dilale sur place, « en tambour de basque ». Ses dimensions transversales peuvent s’accroître. Parfois l’estomac se dilate peu ou mal (obs. 185, Vautrin) où la douleur nécessite l'évacuation rapide de l'air introduit (obs. 61, Duplant). Dans certains cas, l'estomac se dilate inégalement : seule sa limite gauche se déplace, ou bien il ne s'étend qu'à droite {obs. 104, Petrén). L'ampliation inégale montre qu'il est fixé dans une de ses parties (obs. 33, Bouquet de la Jolinière). Quelquefois l’insufilation fait constater que la tumeur précé-
SR Lt
demment perçue reste immobile, alors que l'estomac se déplace {obs. 124 C. Schwartz), Enfin, dans un certain nombre de cas, l'insufflation est indolore et ne paraît pas avoir fourni de renseignements intéressants ([obs. 62, Duplant ; 69, Gonzalez Campo) ou bien a permis d'apprécier exactement le degré de dilatation de l'estomac (obs. 104, Petrén ; 117, Rosenheim ; 119, Rubritius). En résumé, l'insufflation permet de déterminer le siège postérieur des tumeurs gastriques dont la matité disparaît derrière la sonorité gastrique. Souvent elle montre, par l'amplation inégale qu’elle détermine, qu’une portion de l'estomac est fixée. La fixité de la grande courbure serait un bon signe de présomption en faveur des adhérences (Hayem, Gonzalez Campo). Klle peut être douloureuse, el la douleur peut correspondre au siège des douleurs spontanées, constatation qui peut
avoir une certaine valeur. Enfin, elle permet d'apprécier
plus exactement que par la percussion simple ou la recherche du clapotage les limites de l’estomac.
A la palpation, à l’auscultation, on peut percevoir, dans la région épigastrique où au niveau de la zone de Traube, des frottements en rapports avec les grands mouvements respiratoires (Langlais). Ce phénomène n’est signalé que dans une observation {obs.82, Langlais). Sur l'espace de Traude, la percussion donnait de la matté et l’auscultation faisait entendre une sorte de eri pleural. Cette localisation fait perdre toute valeur au symptôme décrit par Langlais.