‹ La Périgastrite adhésive dans l'ulcère de l'estomacChapitre 31 sur 61 · D CES · texte numérisé non relu

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diverses positions). Mais, comme l'ont écrit MM. Béclère et Mériel, « le diagnostic doit loutefois être entouré de grandes réserves, car si la mobilité de l'estomac, bien constatée, permet de conclure à l'absence d’adhérences périgastriques, la réciproque n'est pas vraie et des estomacs anormalement immobiles à l'examen radioscopique peuvent être reconnus, au cours de l'intervention chirurgicale, exempts de toute adhérence ».

Voici une observation où l'opération donna, contre la clinique, raison à la radioscopie faile par M. Béclère.

Il s’agit d’un homme âgé de 46 ans, provenant du service de

- M. Mathieu, et opéré en mai 1910 par M. le Profr Lejars. Très ner-

veux, le malade souffre depuis 15 ans de l’estomac. Au début, il ressentait, au niveau de la région épigastrique, des brûlures qui remontaient le long de l’œsophage ; elles survenaient deux à trois heures après les repas et étaient calmées par l’ingestion des aliments. Peu à peu les douleurs devinrent très violentes, « à se rouler », siégeant dans la région épigastrique et du type tardif. Vomissements pituiteux, acides, survenant après ces crises dou-

— Joureuses et les calmant. Le malade souffrait par périodes de

15 jours trois semaines, à des intervalles de 5 à 6 mois. Chaque crise semblait suivre un chagrin.

Jamais d'hématémèse, jamais de melæna.

Depuis deux ans, il calme ses douleurs avec du bicarbonate de soude ; il arrive à en prendre une livre par semaine.

Actuellement, douleurs très violentes du caractère précité, détermivant parfois une syncope, des vertiges et faisant tomber le malade ; elles surviennent deux à trois heures après les repas, réveillent plusieurs fois le malade la nuit. Pas de vomissements alimentaires ; pituite deux à trois heures après l’ingestion des aliments; pas d’hématémèse; pas de melæna. Malade nerveux, très

… émotif ; crises de larmes. Il est souvent plus courbaturé le matin

au réveil que le soir. Appétit conservé ; pas de dégoût électif, mais

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la peur de souffrir le fait diminuer son alimentation ; pas d'amaigrissement notable.

Examen. — Un peu de liquide à jeun : ne souffre pas au repos au lit et au régime lacté; ventre trilobé. Le malade souffrant surtout lorsqu'il est debout, on pense à l’existence d'adhérences de la petite courbure au foie.

Examen radioscopique (26 février 1911). Avant ingestion du bismuth : chambre à air à peine visible. Après ingestion de 400 centimètres cubes de bismuth gommé : estomac de forme normale, en siphon; pôle inférieur à trois travers de doigts au-dessous de l’ombilic : hauteur totale de l’estomac 20,5 centimètres ; hauteur de la chambre à air 3 centimètres. Mobililé remarquable pendant les mouvements volontaires de la paroi abdominale ; contractions péristaltiques normales.

Suc gastrique. — Repas d'Ewald, après lavage préalable. Echantillon de 135 centimètres cubes retiré une heure après. Consistance : bouillie demi-fluide.

Aspect homogène. Débris de pain nombreux, bien divisés. Mucus peu abondant. Filtration rapide. Couleur. odeur, normales.

Examen qualitatif. — Vert brillant : positil. Gunzbourg : positif. Acide lactique : négatif.

Examen quantitatif : Acidité totale 313. Eléments chlorés : T 474, H 16, C 497, H + C 313 F 160 T

FE

Le malade souffrant toujours quand il est debout, il insiste pour être opéré.

Opération. — Le 7 mai 1910 (M. Lejars). Laparotomie médiane sus-ombilicale. On trouve sur la face antérieure de l’estomac, un peu en amont du pylore, un cicatrice blanchâtre étoilée, un peu épaisse au toucher. EÆstomac normal. Pas d'adhérences Réunion. Guérison.

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