‹ La Périgastrite adhésive dans l'ulcère de l'estomacChapitre 33 sur 61 · NOR · texte numérisé non relu

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rable, sans qu’on puisse incriminer la composition chimique des aliments. Exceptionnellement, les douleurs sont calmées par la réplétion stomacale.

Les douleurs qui débutent dans la région épigastrique peuvent irradier. Ces irradiations ne sont pas fréquentes. et lorsquelles existent, elles ne peuvent servir à préciser le siège des adhérences.

Dans le plus grand nombre des cas, les douleurs résistent au traitement habituel de l'ulcère, el c’est l'échec du traitement médical prolongé qui impose en | général l'intervention chirurgicale. Il est cependant inexact de considérer la résistance de la douleur au traitement interne comme un signe de périgastrile adhésive.

Les phénomènes douloureux spontanés reconnaissent bien comme cause la périgastrite et non pas seulement l'ulcère sous-jacent, comme le. prouve le grand nombre des guérisons obtenues par simple libération de l’estomac.

La douleur provoquée peut être diffuse ou localisée. La première s'observe pendant les crises et correspond | habituellement aux périodes d'activité de la périgastrite. La seconde acquiert une grande valeur diagnostique par son acuité, son siège au point où le malade localise sa douleur spontanée et sa fixité dans les diverses positions du malade.

Les vomissements sont inconstants. irréguliers et | d'abondance variable : leur fréquence peut aller jusqu à l'intolérance absolue. Ils marquent le plus souvent la fin | des crises douloureuses et succèdent en général plus ou

moins rapidement à l'ingestion alimentaire. Parfois |

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muqueux, 1ls sont le plus souvent alimentaires ; ils ne contiennent des aliments ingérés la veille qu'au cas où

la périgastrile complique une sténose pyloriqué plus ou # moins serrée, Ils s'expliquent par la sténose pylorique, par l'acuvité de lulcus, par la suppression du péristaltisme de la région pylorique, par la coudure temporaire de l'estomac dont le pylore est fixe et surtout, plus généralement, par un réflexe ayant son point de départ dans le tiraillement douloureux des adhérences lors des mouvements de l'estomac ou lors des changements brusques de position du malade.

La palpalion, si on excepte les douleurs qu’elle peut provoquer, ne donne aucun renseignement lorsque les adhérences siègent en arrière de l'estomac. Dans les périgaslriles antérieures, on peut percevoir soil une conlraclure des droits, soit de la rénitence épigastrique, soit une tuméfaction plus ou moins étendue, soit enfin une tumeur. Cette dernière éventualité est de beaucoup la plus fréquente.

La percussion montre parfois de la submatité sur la tuméfaction. Elle permet de délimiter l'estomac, dont les dimensions sont en général normales. L'estomac peut êlre dilaté sans qu'il y ait sténose anatomique. La dilatation peul s'accompagner de stase el les deux phénomènes sont le plus souvent secondaires à une sténose pylorique. La sténose sans dilatation est très rare.

L'insu/fflation montre le degré de la mobilité gastrique et les déformations possibles, qui permettent de soupçconner les adhérences. C'est une manœuvre souvent douloureuse et la douleur ainsi provoquée peut avoir une certaine valeur s1 elle coïncide, par son siège, avec

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les douleurs spontanées et les douleurs déterminées à la palpation. ;

La périgastrite adhésive s’observe avec une égale [réquence dans les deux sexes, surtout après trente ans. Dans près de la moitié des cas, les signes de l’ulcus remontent à dix ans et plus. Les hémalémèses peuvent manquer. Lorsqu'elles existent, elles précèdent de peu l'acte opératoire.

L'état général peut être gravement atteint et l’amaigrissement marqué, ce qui est dû, soit à l'insuffisance de l'alimentation par restrichion volontaire, soit à la répétition des vomissements.

La fièvre, bien que rarement notée, doit faire partie de la symptomatologie de la périgastrite adhésive, au moins à son stade de début.

Le suc gastrique donne à l'analyse chimique les | mêmes résultats que dans l’ulcus.

L'examen du sang peut montrer de l'hyperleucocylose, en rapport avec les phénomènes inflammatoires qui marquent les phases aiguës ou subaiguës de la périgastrite.

L'ictère doit être distrait de la symptomatologie de la périgastrite ; 1l est souvent dû à une affeclion intercurrente des voies biliaires.

La radioscopie vient compléter le diagnostic clinique, soit en précisant le siège de l’ulcère {localisation exacte. | du point douloureux, image diverticulaire, symptôme des niches de Haudeck), soit en montrant la fixité de cerlaines parties de l'estomac (à la palpation ; malgré les changements de position du malade ; pendant la contraction volontaire des muscles de la paroi abdominale (Holzknecht) ; par la manœuvre de Chilaïditi).

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