OBSERVATIONS DU PREMIER GROUPE
Malades provenant du service de M. A. Mathieu, opérés par M. le Prof: Lejars, MM. Ricard et Labey.
Obs. I. — Homme de 4o ans, entré à l'hôpital le 27 Mai 1904.
C'est en février 1902 que débutent ses troubles gastriques par des sensations de brûlure à l’épigastre, durant un quart d'heure, une demi-heure, se reproduisant assez irrégulièrement trois à six fois dans la journée, Ces brûlures ne sont pas en rapport avec les repas, elles sont plus intenses la nuit. Ces douleurs augmentant malgré qu'il ait remplacé le vin par du lait, il entre à l’Hôtel-Dieu dans le service de M. Brissaud le 1° novembre 1912 ; il y reste cinq mois et en sort très amélioré.
En r903, les crises douloureuses se rapprochant, les douleurs deviennent continues et empêchent le sommeil. Le malade crie et se roule à terre, les douleurs n’ont aucun rapport avec les repas, elles n'irradient pas. L’appétit est toujours conservé. Un traitement institué par M. Soupault (codéine, craie, bismuth et magnésie, douches tièdes du creux épigastrique) n'est suivi d’une amélioration que: péndant six semaines.
De novembre 1903 à décémbre 1904, il fait un séjour à l’hôpital ; le traitement médical n’amène aucun soulagement.
De janvier à février 1907, il est soigné sans succès, dans le service de M. Hayem, pour une gastronévrose (bismuth, compresses d’eau bouillante sur la région épigastrique).
En mars 1904, il retourne dans le service de M. Brissaud ; on lui applique du radium sur l’épigastre. Amélioration de 3 semaines.
Le malade n’a jamais eu de vomissements, mais depuis un an des renvois non brülants mais désagréables et fétides.
IE
Etat actuel, — 27 mai 1904. — Les douleurs siègent au creux épigastrique et dans les deux hypocondres ; continuelles, elles sont exagérées par la station debout. Elles font crier et pleurer le | malade. I] se roule sur son lit, prend les positions les plus variées. Seule la compression de la région épigastrique le soulage et arrête la crise. (Pendant la crise, la région épigastrique n’est pas douloureuse). Pas de vomissements, pas de température.
Ces paroxysmes débutent brusquement. Queélquefois cependant
le malade les sent venir. Ils durent 1 à 2 heures et sont très irrégu-
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liers dans leur moment d'apparition. L’appétit est conservé, il y a des alternatives de diarrhée et de constipation. Nervosisme très