‹ La Périgastrite adhésive dans l'ulcère de l'estomacChapitre 43 sur 61 · DRE · texte numérisé non relu

DRE

marqué.

Examen. — Deux heures après l’ingestion de deux verres de lait.

Matité hépatique, 5 cent., descendant à trois travers de doigt audessous des fausses côtes. Traube tympanique. Estomac à un travers de doigt au-dessus de l’ombilic, ni clapotage, ni flot. Au creux épigastrique la pression soulage le malade.

Examen du suc gastrique, le 31 mai 1904. — Repas d'Ewald après lavage préalable, échantillon de 8o cc. au bout d’une heure.

Bouillie fluide, aspect homogène, débris de pain nombreux, très

divisés, mucus abondant, filtration rapide, couleur et odeur nor-

males. — Examen qualitatif : vert brillant positif, Gunzbourg positif, traces d'acide lactique, peptones positives. — Examen

quantitatif : À 179, T 343, H 22, C 139, H + C 167, F 18». Ni sucre, ni albumine. Il faut noter que le malade avait marché tard (7 ans), qu'il a une asymétrie faciale nette, des mains aux doigts courts et trapus, un {horax à faces latérales planes, une légère cystose dorsale. M. Brissaud en faisait un acromégalique.

8 juin 1904. — Le malade a été très amélioré par des cachets de solanine, 0,02 centigr. Lorsque de nuit apparaissent deux grandes hématémèses. Le lendemain les douleurs épigastriques Sont très intenses, le lavage d'estomac ramène du sang noir, on prescrit des lavements alimentaires et la diète hydrique. 13 mai 1904. — Région épigastrique douloureuse, cette sensi: “hidté suit à gauche comme à droit le rebord des fausses côtes sui

vant une ligne convexe en bas, les deux axes se rejoignant au

sommet de l’appendice xyphoïde. Cette zone déborde le rebord

costal de deux travers de doigt à gauche, de quatre à droite. Sont maximum correspond à la vésicule biliaire. Dans la région vési-i culaire, la pression laisse un godet superficiel. Douleurs plus vives que d'habitude. Pouls : 100 ; température : 38 °. On porte le dia

gnostice de périgastrite suppurée. Traitement : glace, morphine.

Analyse du sang. — Globules rouges : 4,120,000. — . Globules blancs : 25,000.

Polynucléaires- "40 e0 CEE ARR ITS EE Mononucléaires PPS Er CCE een ED Pr Evmphocytes. 77100 ee RL Ar 2 Eosinophiles...... SA SPORE PU PR Matrellen ee RTE RUE LANCE 0 Che 0,4 %.

16 juin 1904. — Petites crises douloureuses, la sensibilité es)

| moindre au creux épigastrique. Pouls : 90-120 ; température : 38°

17 juin 1904. — Les signes de périgastrite ont disparu. Ur

melæna. | 10 juillet 1904. — Situation beaucoup améliorée. Les douleur

au repos ont complètement disparu. Mais le malade ne peut sk lever sans qu'apparaissent des douleurs dans la région épigas

trique gauche et le long des fausses côtes.

30 juillet 1904. — On note une légère douleur à la palpatioi sous le rebord costal droit. | > août 1904. — Survint un érythème fébrile qui dura 8 jours Le malade quitte l’hôpital le g août 1904, ne souffrant presqui plus. 4 En juin, juillet, août r905, il fait un séjour à l'hôpital pour dei douleurs épigastriques très vives que rien ne calme. On se décid à le faire opérer.

Première opération, août 1905. — M. Ombrédanne fait ur jéjunostomie.

Il revient dans le service de M. Mathieu, le 22 novembre 190ÿ

La bouche tendant à se fermer, M. Ricard fait une deuxième op ration : Gastro-entérostomie. Le malade est soulagé pendant Ji} premiers jours, puis les douleurs d'autrefois reparaissent, elld

empêchent le malade de dormir, elles sont augmentées par le moindre mouvement. Le malade prend pour les calmer les positions les plus diverses. L’ingestion du lait atténue ses souffrances.

Examen. — Sensibilité à l’épigastre, pas de clapotage ni de flot. Les douleurs résistent à la dionine et la solanine, elles sont atténuées par le tubo-gavage. Elles disparaissent progressivement sous l'influence de ce traitement et le malade sort en bon état le 9 février 1906,

Obs. IT. —— Homme de 29 ans, entré à l'hôpital le 29 janvier

La maladie actuelle a débuté il y a trois ans après un surmenage physique, par des douleurs très vives dans le côté gauche. Douleurs si vives que le malade dut interrompre son travail pendant 2 mois et demi. À ce moment, le malade tousse et a des régurgitations à la suite de ses quintes mais pas de vomissements. Ces symptômes disparaissent pendant 1 an.

Il y a deux ans survint une nouvelle crise de troubles gastriques qui dure trois mois et fut suivie d’une accalmie de 6 mois.

Il y à un an, nouvelle crise qui dure trois mois, Le malade est bien portant jusqu’en octobre 1905.

En octobre 1905 apparaissent des brülures gastriques très intenses, surtout le matin à 4 et ro heures, durant une demi-heure ou trois quarts d'heure. Ces brûlures arrêtent le malade dans son travail. À ce moment apparaissent des vomissements, quelquefois deux par jour, le matin et l’après-midi. Ces vomissements se font parfois en un seul jet, parfois, au contraire par régurgitations successives. Ils sont précédés de ballonnement, gêne, pesanteur, pyrosis.

Il y a r mois et demi survint une crise plus forte, qui dura toute une nuit, s’accompagna de diarrhée et de vomissements et tint le patient trois jours couché.

Etat actuel. — Au réveil, le malade accuse parfois de la céphalée. Il n’a pas de régurgitations mais mauvaise bouche avec salivation abondante. Des brûlures intolérables surviennent vers 10 heures, elles siègent au creux épigastrique et n'irradient pas. Elles durent x heure. L’appétit est bon, le malade mange de tout. Dix minutes,

aie

un. quart d'heure après les repas surviennent , quelques régurgitations et, une à deux heures plus tard, un vomissement. Le malade n’a jamais vu dans ses vomissements des aliments ingérés

la veille. La constipation est habituelle, l’amaigrissement est de 3 kilos.

Examen. — ‘Traube étendu et tympanique, 4 h. 3 après une soupe, clapotage stomacal léger. Analyse du suc gastrique : À 29, T 248, Ho, C 84, H + C 84, F 160, anachlorhydrie.

Mis au repos et au régime lacté absolu, le malade souffre moins,

mais encore un peu et par intermittence.

Opération, le 12 février 1906. — Ulcus de la petite courbure et du pylore avec périgastrite.

Obs. III. — Homme de 45 ans, entré à l'hôpital le 4 juin 1907.

Le début des accidents gastriques qui remonte à 1 an et demi, est marqué par des troubles dyspeptiques vagues, puis par des crises de douleurs tardives. Ces crises ont progressivement augmenté d'intensité, surtout depuis 2 mois.

Etat actuel. — Les douleurs surviennent 2 à 3 heures après, les repas, surtout après le dîner. Elles sont atroces, arrachant des cris au malade, elles siègent au creux épigastrique et irradient dans le dos et vers les épaules. Elles durent un quart d'heure et sont calmées par un vomissement pituiteux non acide, se faisant sans effort.. Pas d’hématémèses ni de melæna. Dégoût pour tous les

aliments. Constipation marquée. Amaigrissement en 3 semaines de r2.kilos.

Examen. — Sensibilité diffuse dans la région gastrique ; clapotage et flot à jeun. 150 ce. de liquide retiré par tubage, donnent à l'analyse :,A 195,1H,80, C 138, H.+ C 128,; T.394, F,17b,/vert brillant. et Gunzbourg positifs. —; Réaction .de, Weber négative.

Opération, le 20 juin 1907 (M. Ricard). — Laparotomie médiane sus-ombilicale. On trouve dans la région pylorique et sur la petite courbure, une masse dure adhérente au foie, empêchant, l’abaissement de l'estomac et donnant l'impression d’un gros ulcère de la petite courbure. Estomac très vasculaire, pas de ganglions, gas tro-entérostomie postérieure: transmésocolique.

Suiles opéraloires immédiates excellentes. Sort guéri le 17 juillet 1907.

Révu en mars 1911 en parfait état de santé. Examen aur rayons X : Éstomac normal de forme et de dimension. Evacuation immédiate par la bouche jéjunale. Contractions péristaltiques très intenses.

Obs. IV. — Homme de 30 ans, entré à l'hôpital le 8 février

Gros buveur, il a des troubles dyspeptiques depuis plusieurs années. C’est depuis décembre 1907 que sont apparus les signes importants. Les douleurs ont pris progressivement une grande acuité, elles apparaissent dès la fin des repas. Les vomissements surviennent trois heures aprèc les repas. À plusieurs reprises ils sont noirs. En janvier 1908, on le traite par les lavages d'estomac et les alcalins.

En février, les crises douloureuses sont plus fréquentes et plus graves, se produisant après les repas, elles deviennent intolérables. Nouvelles hématémèses.

Examen. — Malade anémié. Estomac très descendu. Grande courbure à trois travers de doigt au-dessous de l’ombilic. Sensibilité à la région épigastrique. Point douloureux au niveau du bord antérieur du foie. Grosse matité hépatique. Espace de Traube peu sonore. Flot marqué. Pas de contractions péristaltiques visibles.

Amélioration légère par le traitement interne.

Opération, le 24 février 1908 (M. Ricard). — Au pylore, pas d'épaississement, pas de lésion appréciable. Des adhérences de ja petite courbure au voisinage du pylore empêchant l’abaissement de l'estomac et la suspension de l’anse grêle. Pas de ganglions. Gastro-entérostomie postérieure transmésocolique.

Suites opératoires parfaites. Sorti le 3 mars en bonne santé.

Obs. V. — Homme de 33 ans, entré à l'hôpital le 14 février Les troubles gastriques ont débuté il y a 2 ans et demi par des

douleurs épigastriques vives irradiant dans les lombes, survenant 3 à / heures après les repas et durant 1 heure. Pas de vomissements. Les crises se répètent tous les jours pendant 3 mois. Alors surviennent des vomissements alimentaires, ils terminent les crises douloureuses qui ont acquis une intensité considérable, Deux hématémèses auraient été constatées. Il fait à ce moment un séjour de 3 semaines à l’hôpital et en sort guéri. Les crises reparaissent bientôt, moins intenses, elles se produisent toutes les semaines depuis 2 ahs. Jamais le malade n'aurait eu de vomissements ni d’hématémèse, mais il aurait constaté une fois que ses selles étaient noires. Amaigrissement de 10 kilos en 1 an.

En septembre 1908, le malade rentre à l'hôpital parce que depuis huit jours les douleurs ont redoublé d'intensité, se sont accompagné d’une hématémèse et de vomissements alimentaires.

A l’examen, on a constaté une sensibilité gastrique nette avec clapotage et bruit de flot. On trouve dans les vomissements des aliments ingérés l’avant-veille. Ces vomissements cessent sous l’influence du traitement, l’état s'améliore au point que le malade quitte l'hôpital. Il revient en janvier 1910 au cours d’une nouvelle crise très douloureuse mais sans hématémèses et sans vomissements. Cette crise dure 8 jours. Elle se renouvelle le mois suivant, plus violente encore et s'accompagne de vomissements, le malade

entre à l'hôpital de nouveau.

Examen. — Très peu de liquide à jeun et de façon intermittente. > Examen radioscopique. — Il montre des contractions péristal-

tiques très fortes, mais un pylore perméable.

En présence de l'intensité des douleurs, on se décide à intervenir.

Opération, le 23 février 1910 (M. Ricard). — Ulcère juxta-pylorique en aval de la veine pylorique, qui traduit son existence par une cicatrice blanchâtre et un épaississement des tissus. On constate également de la périgastrite et des adhérences postérieures. Gastro-entérostomie postérieure transmésocolique.

Le malade sort le 19 mars 1910 en bonne santé.

Revu en mai 1911. La santé est parfaite depuis l'intervention, l'appétit est bon. Alimentation ordinaire.

ST es

Ip ve

Examen radioscopique. — Esitomac de forme normale, pôle inférieur affleure les crêtes iliaques, contractions péristaltiques normales, l'évacuation très rapide se fait par la bouche chirurgicale

qui est située au point le plus déclive et un peu à droite du milieu du cul de sac.

Obs. VI. — Homme de 42 ans, entré à l'hôpital le 8 juin 1909. Le 17 octobre 1907, il vient à la consultation des maladies de l'estomac à l'hôpital Saint-Antoine. On prend son observation. Le début des symptômes gastriques remonte à 14 ans (ennuis de famille). Les premiers symptômes ont été des vomissements survenant une demi-heure à 2 heures après le repas de midi, puis vers 4 à 5 heures du soir et après le dîner. Ils étaient précédés de nauisées, de crampes, de brûlures. Les vomissements calmaient le malade qui les provoquait. Le malade avait souvent des brûlures lépigastriques à crier. L’ingestion des aliments calmait les douleurs. La fatigue, le surmenage les augmentaient. Jamais elles ne le réveillaient la nuit. Appétit conservé, constipation habituelle Isans glaires ni peaux. Le malade aurait été soulagé par un traitement à la craie et aux alcalins.

Examen à jeun. — Estomac au niveau de l’ombilic, clapotage, bruit de flot. Foie gros, 14 cent., débordant de 2 travers de doigt Je rebord des fausses côtes. Cœcum et S iliaque insensibles à la pression. Les douleurs épigastriques augmentent proportionnellement à la pression. 156 cc. de liquide à jeun, sans déblis alimentaires. Traitement : lait absolu, bismuth, gavages. Amélioration.

Revu en septembre 1903. Il est resté sans souffrir pendant 1 an et demi. Les douleurs sont réapparues sans cause avec vomissements abondants et intolérance gastrique. Pas de stase à jeun.

En octobre 1903, à la suite d’un deuil, nouvelle crise douloureuse et vomissements. Beaucoup de liquide à jeun.

Traitement : repos au lit, bismuth. Amélioration immédiate.

en janvier 1904, nouvelle crise de brûlures épigastriques et lombaires.

Traitement : régime Jacté absolu. Gavages.

Le 28 février 1905, il entre dans le service du Prof’ Poirier qui

diagnostique un ulcus gastrique avec adhérences, et lui fait une! gastro-entérostomie. |

Avril 1905. — Examen à jeun : liquide stomacal en quantité { notable, le malade souffre depuis quelques jours. A la suite. dek |

l'opération il n’a été soulagé que pendant 2 mois. |

0 novembre 1906. — Liquide à jeun. Examen radioscopique.! Le malade a pris du bismuth la veille au soir. On en retrouve une petite quantité dans l'estomac et dans le cœcum (11 h. du matin). Nouveau lait de bismuth. La grande ne ne change pas del niveau pendant les mouvements imprimés à la paroi. Adhérences. Une nouvelle radioscopie, le 5 décembre, confirme la pré

Traitement : tubo-gavage. Amène une guérison qui dure 3 mois.

En mai 1906, les douleurs, les vomissements réapparaissent, il y a de la fièvre (poussée de périgastrite), des vomissements el des} selles noires. Analyse du suc gastrique : À 240, T 423, C'x6" H + C 234, F 189. À — H — 0,80.

L'examen radioscopique montre que le bord inférieur de l'es

tomac est au niveau de l’ombilic. Le bismuth est accumulé au ni

veau et à gauche de l’ombilic.

Traitement : repos, lait, bismuth.

Revu le 1° juin 1909. Depuis r9o6 il est constamment souffrantl

malgré un régime réduit. | Etat actuel. — Douleurs violentes dans la région gastrique. Into: lérance gastrique absolue. Amaigrissement de 5 kilos en 8 jours: Sensibilité épigastrique vive. Diagnostic poussée de périgastrite Traitement : Jeune absolu. Un demi-litre d'eau par jour ; pii qûres de un quart de milligramme d’atropine. | Le ro juin. — Amélioration notable.

Le 13 juin, — De nouveau apparaissent des douleurs épigas* triques et lombaires et des vomissements assez abondants. Traitement : diète hydrique. Amélioration.

Le r° juillet r90g9. — Le malade part à la campagne en bonne

santé.

Obs, VIÏ. — Homme de 64 ans, entré à l'hôpital le 19 octobre 1909. | | F2 Le malade souffre de l'estomac depuis 5 ans. Le début brusque a été marqué par une hématémèse suivie de brûlures tardives que calment des vomissements.

En 1907, les crises douloureuses sont de plus en plus intenses et de plus en plus rapprochées. Les douleurs sont plus vivés lorsque le malade est couché sur le côté droit. Il y a de la sensibilité épigastrique nette, du clapotage et du flot à jeun.

En :1go9, des hématémèses abondantes amènent le malade à l'hôpital.

| Les douleurs sont très intenses, le clapotage net. La crise dure trois mois entrecoupée d’hématémèses et de melæna. £ | Trois mois plus tard, nouvelle crise douloureuse avec vomissements. Le malade se décide à se faire opérer.

L'examen du suc gastrique montre une hyperchlorhydrie des plus accentuées.

| Examen aux rayons X. — Estomac très dilaté qui descend au | pubis contenant à jeun une très grande quantité de liquide. Con- | tractions péristaltiques visibles.

Opération, le 25 octobre 1909 (M. Ricard). — Estomac très dilaté.

Région pylorique indurée, à ce niveau on voit des adhérences aux

régions voisines, mais pas d'infiltration des tissus. Pas de ganglions. Gastro-entérostomie postérieure transmésocolique.

Suites opératoires excellentes, le malade sort de l'hôpital trois semaines plus tard, engraissé de 5 kilos.

Revu en juin 1910. — Etat de santé parfaite. Examen radioscopique : estomac très dilaté, évacuation rapide par la bouche à droite dé la ligne médiane au point le plus déclive.

Revu en mai 1911. — Il n’y à plus trace de troubles gastriques. Régime ordinaire. Examen radioscopique : estomac normal, évacuation immédiate par la bouche. Contractions péristaltiques" modérées, cessant au niveau de la bouche chirurgicale, elles sont à peine perceptibles dans la région pylorique. Aucune évacuation

par le pylore.

« GIRODE. 9

Obs. VIII. — Homme de 50 ans, entré à l'hôpital le 22 mai 1909. * La maladie actuelle a débuté il y a 5 ans par une douleur abdominale violente avec sensation de torsion des intestins et perte de connaissance. Pas de vomissements mais arrêt des matières et des gaz. On porte le diagnostic de volvulus ? Au bout de 48 heures l’occlusion céda à une forte purgation, mais le malade resta un mois au lit, au régime lacté. |

Depuis cet accident il ressent des douleurs vagues, sourdes, diffuses, qui commencent au-dessous de l’ombilie et remontant vers l'appendice xyphoïde. Le malade les compare à des coliques. Il souffre peu à part la nuit, les tiraillements commencent au réveil et ne Je quittent pas pendant la journée ; ils ont un maximum entre 8 et 10 heures du soir. L'ingestion des aliments est suivie, 5 à 6 heures plus tard, d’une aggravation des phénomènes. Le lait calme les douleurs, aussi le malade est-il au régime lacté depuis 2 mois. La position debout et les mouvements augmentent les douleurs. Jamais de vomissements alimentaires ni de pituites.

Examen. — Tension épigastrique continue et lente très nette, sensibilité épigastrique, douleur au point vésiculaire, bruit de flot, clapotage. Espace de Traube sonore. Cœcum dilaté, billes dans

V'S iliaque. Foie petit, 6 cent.

Le 24 mai. — Lavage d'estomac qui ne ramène rien. L’eau ressort incolore, sans débris alimentaires.

Le 26 mai. — Le malade étant à jeun, clapotage gastrique net.

Examen radioscopique. — Ombre très nette, très large de la rate, l'estomac descend à la crête iliaque, pas de biloculation gastrique.

Le 9 mai. — Ayant fait avaler la veille des graines de lin. Le

lavage d’estomac en ramène quelques-unes. Réaction de Weber négative. À la palpation de l’épigastre, on a une sensation de résistance assez diffuse (manque de souplesse) douloureuse. Plusieurs fois, à égale distance entre l’ombilic et l'appendice xyphoïde, un peu à droite, on à senti un petit cylindre contractile.

Examen du sue gastrique. — Echantillon de 180 ce. 1 heure après repas d’Ewald. Bouillie demi-fluide, aspect homogène, dé-

bris de pain bien divisés, mucus peu abondant, filtration rapide, couleur normale. Vert brillant et Gunzbourg positifs. Pas d'acide lactique. Concentration — 0,047. À 904, T 386, H 58, C 226, Herr Co8iF 102. T = 3,7.

Opération, le À juin 1909 (M. le Prof’ Lejars). — Ulcus peu net. Adhérences du foie, gastro-entérostomie postérieure transmésocolique.

Suites opératoires parfaites. Les douleurs, les vomissements disparaissent, digestion possible de tous les aliments, gain de 5 kilos

en un mois.

Le 8 juin 1909, à l'examen radioscopique, l'estomac s’évacue très rapidement, sa forme est normale.

Sorti en bonne santé le 10 juillet 1909.

in janvier 1912, il écrit à M. Mathieu qu'il se porte « comme un charme,

Obs. IX. -- Homme de 35 ans, entré à l'hôpital le 10 dé- cembre 1909.

Il souffre de l’estomac depuis 15 ans par périodes de 2 ou 3 mois. La douleur, plus vive depuis 4 mois, commence aussitôt après le petit déjeuner. Elle est localisée à la région épigastrique, irradie dans le dos. Elle est calmée par le repas de midi, reprend vers 2 à 3 heures et la nuit vers minuit. Il a des vomissements quotidiens pituiteux, rarement alimentaires. Pas d’hématémèses, L'appétit est conservé. Amaigrissement par restriction alimentaire.

Examen. — Sensibilité épigastrique ; clapotage et flot jusqu’à

un travers de doigt au-dessous de l’ombilic. Plusieurs fois à jeun on retire un peu de liquide gastrique. Amélioration sous l’influence du régime lacté, des lavages, de l’atropine. : En octobre 1909, il est repris de douleurs intenses au creux épigastrique irradiant à l'épaule gauche, sans vomissements alimentaires, sans hématémèses, sans melæna. Le traitement interne (lait, bismuth) reste sans effet. Le malade réclame une opération.

Opération, le 21 novembre 1909 (M. Ricard). — Parois du pylore augmentées d'épaisseur et de consistance sans présenter la

dureté caractéristique du néoplasme. Nombreuses adhérences, vestiges d’inflammations antérieures. La pylorectomie est impossible par suite de la soudure de la face postérieure du pylore à la tête du pancréas. Gastro-entérostomie postérieure transmésocolique. Un ganglion est prélevé pour l’examen histologique qui ne montre | aucune trace de néoplasme.

Sort guéri sans régime spécial, le 24 décembre 1909.

Obs. X. —— Homme de 35 ans, entré à l’hôpital le 8 janvier | 1910. |

Les troubles dyspeptiques ont débuté il y a dix ans par des douleurs épigastriques, de type tardif, durant parfois plusieurs heures, suivies parfois de régurgitations acides qui calment les douleurs. Pas de grands vomissements. Ces crises douloureuses apparaissent par périodes très irrégulières, tantôt durant 2 à 3 jours, tantôt | durant 15 jours et plus, avec accalmie de quelques semaines à plusieurs mois.

Depuis 6 mois, les douleurs sont plus fréquentes et plus in-| tenses. Les vomissements surviennent chaque nuit, ils sont acides. Pas d’hématémèses. Constipation marquée.

Examen. — Flot à jeun, contractions péristaltiques visibles. Pas | de sensibilité à la pression, pas de tumeur. Le tubage ramène en abondance du liquide de stase faiblement acide et hématique.

Opération, le 21 janvier 1910 (M. Ricard). — Laparotomie, l’estomac est fixé par de nombreuses adhérences insérées sur sa petite | courbure et sa face postérieure. Induration nette localisée au py: lore et à la partie inférieure de la petite courbure. Nombreux ganglions le long de la petite courbure. Ablation de ces ganglions. Sérieuses difficultés opératoires à cause des hémorragies. Ligature : difficile de la coronaire stomachique. Section de l’estomac. Libé-. ration de la portion pylorique pénible. On passe dans le tissu pancréatique. Pylorectomie Billroth 1° manière. Durée de l'opération, r h. 4o à cause des nombreuses adhérences et des hémorragies.

La pièce montre un ulcère calleux de 3 cent. sur 2 siégeant sur: la partie supérieure du pylore, se prolongeant sur la petite cour-. bure. L'examen histologique fait par M. Moutier ne montre aucune |

trace de cancer. |

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