‹ La Périgastrite adhésive dans l'ulcère de l'estomacChapitre 45 sur 61 · A 1: VE · texte numérisé non relu

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ct de consistance augmentée, pas de cicatrice. Estomac moyennement dilaté, pas de ganglions. Gastro-entérostomie transmésocolique postérieure.

‘Suites opératoires parfaites, quitte l'hôpital le 4 mars 1911.

Obs. XVIII. — Homme de 42 ans, entré le 21 mars 1911.

Les troubles gastriques ont débuté il y a 8 ans par des douleurs intermittentes après les repas.

Depuis 7 mois il a des douleurs tardives une heure après les repas. Très intenses, elles sont calmées par l’alimentation, le décubitus dorsal et latéral gauche. Elles existent le matin à jeun. Vomissements provoqués qui Calment la crise. Jamais de vomissements spontanés, pas d’hématémèse.

Pendant les 15 jours qui précèdent l'entrée à l’hôpital, les douleurs augmentent d’acuité, il y a intolérance gastrique absolue et amaigrissement de 10 kilos.

Examen radioscopique. — Estomac hypotonique, descendant à 4 travers de doigt au-dessous des crêtes iliaques, sans contractions péristalliques. Par le massage, on obtient des contractions et l'évacuation du bismuth. Point sensible le long de la petite courbure à l'union du 1/3 supérieur avec les 2/3 inférieurs.

Le 24 mars, un peu de liquide à jeun.

Opération, le 4 avril r911 (M. le Prof” Lejars). — Laparotomie. Région pylorique entourée d’adhérences fines et fraîches. Taches blanchâtres sur le bord supérieur du pylore. Pas d’épaississement. Gastro-entérostomie postérieure transmésocolique. Bouche de 3 cent.

Suites opératoires. — Pneumonie gauche au 2° jour. Quitte l’hôpital en bonne santé le 29 avril 1911.

Obs. XIX. —— Homme de 41 ans, entré à l'hôpital le 19 mars

Il aurait eu à 18 ans une péritonite qui aurait duré 2 à 3 mois et se serait traduite par des douleurs très vives, de l’hyperesthésie cutanée, de la constipation. ;

C’est en 1908 que débutent les accidents gastriques, par des pe-

santeurs deux heures après les repas, et des crises de douleurs vives survenant à 3 ou 4 heures du soir, siégeant à l’épigastre, irradiant dans le dos. Atténuées par le décubitus dorsal et les vomissements consécutifs. Les phénomènes sont amendés par le régime lacté et l'usage des alcalins. La crise dura trois mois.

En juillet 1910, nouvelle crise douloureuse plus grave, avec hyperesthésie cutanée. Les douleurs irradient dans l’hypocondre droit. Un seul vomissement. Appétit conservé. Constipation habituelle avec débacles diarrhéiques.

Etat actuel. — Mêmes phénomènes. Amaigrissement de 12 kilos en 18 mois. |

Examen. — Pas de clapotage, espace de Traube étendu, tonalité haute à la percussion. :

Examen radioscopique, le 20 mars 1912. — Estomac en crochet, pylore à droite, remarquablement fixe dans les mouvements de la paroi abdominale. Contractilité plutôt exagérée, qui fait apparaître trois encoches sur la grande courbure (polysegmentation de

l’image).

Les jours suivants, on çonstate du clapotage à jeun. Opération, le 28 mars 1912 (M. le Prof® Lejars). — Laparotomie.

Estomac moyen. Nappe d’adhérences fines sur les faces antérieures et inférieures du pylore. Gastro-entérostomie postérieure transmésocolique.

Suites opératoires bonnes.

Radioscopie, le 24 avril 1912. — Estomac en crochet, pôle infé rieur à un travers de doigt au-dessous de la ligne biépineuse. La bouche fonctionne bien. L’évacuation est rapide.

Quitte l'hôpital, guéri, le 1° mai 19712.

Revu un mois plus tard en bonne santé.

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