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douloureuse extrêmement vive. Après un mois de repos au lit imalade revient à l'hôpital.
la
Examen, le > décembre 1907. — Malade pâle, se plaignant de douleurs vives sans type nel. Induration très nette dans la région épigastrique, pas de flot, pas d’adénopathie à distance, Réaction de Weber négative. Température : 38° à 3895.
Les jours suivants, le placard épigastrique s'étend jusqu'au dessous de l’ombilic. M. Mathieu résume son examen de la manière suivante : « S'il s'agit d’un néoplasme, il est trop étendu pour intervenir ; s’il s’agit d’une périgastrite, il faut attendre. »
Le 12 décembre, sur le placard, la pression digitale détermine la formation de godets persistants. Le placard est très douloureux et la malade supporte à peine la moindre pression. Le srmple attouchement des draps provoque une douleur vive.
Le 18 décembre, le placard commence à disparaître.
Le 28 décembre, la malade quitte l'hôpital sur sa demande.
Le 29 janvier 1908, la malade revient à l'hôpital car les douleurs sont réapparues après un écart de régime. On ne constate plus de placard, mais la région épigastrique est douloureuse. Vaste bruit de flot à jeun. Traitement : régime lacté, bismuth, morphine.
Obs. XXIV. -— Homme de 44 ans, entré à l'hôpital le 19 avril 1908.
La maladie actuelle aurait débuté il y a 3 ans par une constipation opiniâtre. Le malade serait resté 12 jours sans aller à la selle, C’est à la suite de cette crise qu'il ressentit ses premières douleurs stomacales. Assez vives, elles survenaient vers 5 à 6 heures du soir, persistaient toute la nuit et ne cessaient que le matin. Peu à peu les douleurs s’aggravent. Elles surviennent un peu plus tôt, une à deux heures après le repas de midi, elles siègent dans la région épigastrique, irradient dans le dos.
Au cours de la soirée, elles augmentent progressivement d'intensité et deviennent atroces à partir de minuit. Le malade se tord de douleur et ne peut rester couché que sur le côté gauche. L'ingestion des aliments ou des boissons n ‘a aucune action sur les dou-
leurs,
mile
Examen à la consultation, le 8 juillet 1907. — A jeun, vaste bruit de flot.
Revu le 18 juillet. — Il n’a retiré aucun bénéfice du régime
prescrit et a légèrement maigri. On constate de la sensibilité à la face antérieure de l’estomac et du clapotage.
Du 27 juillet au 11 janvier 1908, il fait un séjour à la campagne. Sous l'influence du régime, son état s’améliore, les douleurs sont très espacées.
Le 15 mars 1908, les douleurs réapparaissent plus violentes encore que lors de la première crise. Atroces, elles surviennent r à 2 heures après le repas de midi, se prolongent toute la nuit avec un maximum vers minuit. Le malade ne peut rester couché que sur le côté gauche. Toute tentative pour se mettre sur le dos ou le côté droit, détermine des douleurs atroces. À jeun, il ne souffre pas. Par deux fois il a vomi deux heures après le repas les ali: ments qui venaient d'être ingérés. Il est soulagé par l’ingestion de liquide. Appétit conservé avec dégoût pour la viande.
Le 19 avril 1908. — Le malade souffre même le matin à jeun. Ses douleurs sont continues. Il se tord, gémit, ne peut se tenir couché que sur le côté gauche. L'examen physique est difficile à cause de l’hyperesthésie épigastrique et parce que le malade se tient difficilement dans le décubitus dorsal.
On porte le diagnostic d’ulcus postérieur avec perforation et
adhérences probables.
Le 21 avril. — Il survient, dans la nuit, des vomissements teintés à en brun. L'épreuve de Weber est positive, le lavage d’estomac ra-} mène du liquide marc de café.
Les 22-23 avril. — Les lavages d'estomac ramènent du liquide
marc de café. Traitement : tubo-gavage, injections sous-cutanées de sérum, chlorure de calcium. Puis le malade refusant les ga-vages, on lui donne des lavements alimentaires. En mai, le malade est au traitement bismuthé, mais il n’est soulagé que par des doses massives (20 gr.). < in juin, les douleurs réapparaissent et nécessitent même des! injections de morphine. || Le 15 juin 1908. — Il quitte l'hôpital sur sa demande, non com:
ni ° |
plètement amélioré, emportant ses feuilles de poids et d'examen
chimique,
Obs. XXV. — Homme de 40 ans, entré à l'hôpital le 5 mai Il souffre de l'estomac depuis 3 mois. Auparavant, il avait bien
éprouvé quelques légers malaises : pesanteurs, gonflement, ren-
vois, mais il n’y prêtait aucune attention. C’est un éthylique, grand
fumeur.
Il y a trois mois les douleurs deviennent subitement très intenses, fait qui coïncide avec des contrariétés. Ce sont des douleurs tardives. Elles apparaissent le matin vers 9 h. &, deux heures après le petit déjeuner ; l'après-midi vers 2 h. + 3 heures, et le soir vers 11 h. & minuit. Leur maximum d'intensité est au creux épigastrique, elles irradient au dos, aux épaules, aux reins. Le malade les compare à des brûlures, à une sensation de déchirure ou de torsion. Elles sont à ce point intenses, qu’elles obligent le malade à se courber en deux, à se tordre et à se rouler sur son lit, cherchant les positions lés plus variées pour les calmer. Au moment de ces douleurs spontanées, la pression au creux épigastrique, si légère soit-elle, dénote une hyperesthésie très marquée. L'absorption de liquide fait disparaître momentanément la douleur. Mais ce qui les calme surtout, c’est le‘rejet, sans effort, à pleine bouche, de 2 à 3 gorgées de liquide clair acide. Depuis quelque temps, chaque crise douloureuse se termine de cette façon.
Pas de vomissements alimentaires, pas d’hématémèses (sauf quelques filets de sang dans les vomissements). Constipation avec débâcles diarrhéiques intermittentes. Sans prendre de bismuth, le malade aurait remarqué que ses selles étaient noires. Appétit très bon et même exagéré. Pas d’amaigrissement notable.
Depuis 15 jours les douleurs plus intenses sont continues, elles sont uniquement calmées par le rejet de quelques gorgées de liquide acide, clair, à goût de citron. Son appétit disparaît, il maigrit.
Examen, le 5 mai 1908. — Sonorité gastrique ne dépassant pas l’'ombilic, douleur au point épigastrique, léger clapotage à jeun.
Espace de Traube sonore. Foie petit, 6 à 7 cent.
On porte le diagnostic d’ulcus avec périgastrite postérieure. Traitement : repos, lait, bismuth, morphine.
Examen radioscopique, le 20 mai. — Estomac normal, pas de taches localisées.
Le 17 juin 1908. — Le malade quitte l'hôpital ne souffrant plus de l'estomac, mais se plaignant toujours de douleurs dans la région lombaire et dans les épaules.
Obs. XX VI. — Femme de 28 ans, entrée à l’hôpital le 21 mai 1910.
Le début des troubes gastriques remonte à 3 ans, il est marqué par des lourdeurs, du gonflement, des nausées sans effet, de la somnolence après les repas. Ces phénomènes durent 2 à 3 heures. Ultérieurement, les mêmes troubles apparaissent après le repas du soir. Le régime lacté les améliore.
Il y à 4 jours sont apparues des douleurs de ceinture, sensations douloureuses de striction circulaire, de poids sur l'estomac, gènant la respiration, de tiraillements dans le dos, au niveau des côtes inférieures. Elle quitte son travail. Le sommeil est impossible à cause des douleurs. à
Examen, le 22 mai. — Défense musculaire généralisée à tout l'abdomen avec prédominance épigastrique. Traitement : glace.
Le 23 mai. — La défense se cantonne à la région épigastrique et à l’hypocondre droit. L'épigastre est voussuré.
Le 24 mai. — La défense musculaire est encore plus limitée, elle ne descend pas à plus de r1 cent. au-dessous de l’appendice xyphoïde. Les douleurs spontanées ont disparu.
Le 27 mai. — La zone de défense est très minime, il persiste cependant de la sensibilité ; on supprime la glace et aussitôt la température réapparaît et monte à 39°. Les signes diminuent pour disparaître presque complètement le 9 juin.
Examen radioscopique, le 13 juin 1910. — L'extrémité inférieure de l'estomac descend au niveau des crêtes iliaques. À l’union du 1/3 inférieur et des 2/3 supérieurs de la grande courbure, il existe une encoche large qui ne disparaît pas.
Sortie guérie, le 29 juin 1910.
Obs. XXVII. —— Femme de 30 ans, entrée à l'hôpital le 5 mars 1972.
Les troubles gastriques ont débuté brusquement 7 ans auparavant par des douleurs violentes survenant 4 à 5 heures après le repas de midi, obligeant, par leur intensité, le malade à se courber en deux. À ce moment apparaissent des vomissements et de la diarrhée. Durée de la crise, r mois. Deux ans plus tard, nouvelle crise en tous points semblable à la première.
Il y a 6 mois, elle a eu une congestion pulmonaire.
Depuis 3 mois les douleurs gastriques sont reparues, l'appétit diminue, les vomissements après les repas sont fréquents. La malade accuse une sensation de pesanteur à l'estomac. Elle a de la diarrhée.
Le 26 février. — Brusquement, la nuit, survient une hématémèse de sang noir, et le matin une nouvelle hématémèse rouge.
Examen, le 5 mars 1912. — Point épigastrique douloureux à la pression, région épigastrique sensible dans toute son étendue. Pas de sonorité gastrique sur l’espace de Traube. Foie gros, de 12 cent. de hauteur. Signes de tuberculose du sommet droit. Température au-dessus de 37°.
Examen radioscopique, le 5 mars. — Estomac descendant verticalement, tout entier à gauche de la colonne vertébrale. Le pylore est à gauche de la ligne médiane. Pôle inférieur à deux travers de dogt au-dessous des crêtes iliaques. Cet estomac allongé n'a pas d’autres déformations. Douleur à la palpation au niveau de la petite courbure, au-dessous du rébord costal. L’estomac est très peu mobile dans les mouvements volontaires de la paroi abdominale.
Les signes s’atténuent progressivement et la région épigastrique redevient souple vers le 14 mars.
La malade sort en bon état le 1° avril 1912.
Le 15 mai 1912. — Soudainement, 4 heures après le repas, elle est prise de douleurs épigastriques extrêmement violentes avec sensation de transfixion de l’abdomen et frissons. On lui met de la glace sur l’épigastre. Ler8 mai, une hématémèse ; le 27 mai, une nouvelle hématémèse.
Elle revient à l’hôpital le 30 mai 1912. La région épigastrique est sensible. Mise au régime lactée, son état s'améliore et elle sort
:n bonne santé le 2 juin 1912.