‹ La période post-opératoire, soins, suites et accidentsChapitre 103 sur 299 · RÉSULTATS FONCTIONNELS ET ESTHÉTIQUES · texte numérisé non relu

RÉSULTATS FONCTIONNELS ET ESTHÉTIQUES

La suppression du larynx, du pharynx et d’une partie de l’œsophage, sacrifices auxquels on est souvent conduit dans les cas de cancer du larynx, nécessite une réparation naturelle ou artificielle par les différents procédés de prothèse (larynx, pharynx, œsophage artificiels) ou de plastie (laryngo, pharyngo, œsophagoplasties). Trop peu de résultats sont encore publiés sur cette question pour que nous puissions dès maintenant en fournir un résumé suffisamment intéressant.

ŒSOPHAGOTOMIE EXTERNE

SOINS CONSÉCUTIFS

L’œsophagotomie externe se termine suivant les circonstances par la suture de l’œsophage, des plans musculaires et cutanés ou par le tamponnement et le drainage de l’œsophage et de la plaie cervicale laissés ouverts. Dans le premier cas,

'• Butlin. IT- Congrès de la Soc. intern. de Chirurgie. Bruxelles,

/c?o CHIRURGIE DE LA FACE ET DU COU.

on fait généralement un petit drainage à la gaze qu’on laisse quarante-huit heures; les 2 ou 3 premiers jours, le malade sera tenu à la diète absolue; on le soutiendra avec des lavements alimentaires et des injections de sérum; on évitera de faire le cathétérisme œsophagien qui serait dangereux; dès le troisième jour on alimentera le malade avec des liquides, eau, lait, bouillon, et ce n’est qu’au bout de dix jours qu’on commencera une alimentation ordinaire.

Quand l’œsophage n’aura pas été suturé, on aura le choix entre plusieurs méthodes.

On pourra, comme dans le cas précédent, soutenir, les premiers jours, le malade avec des lavements alimentaires et des injections de sérum pour laisser au repos la plaie opératoire. Au bout du troisième jour, on pourra nourrir le malade à la sonde par cathétérisme quotidien.

Il sera préférable de laisser la sonde à demeure dans l’œsophage pendant quelques jours.

Trois voies nous sont offertes pour ce cathétérisme, la voie nasale, la voie buccale, la voie cervicale.

Le cathétérisme permanent par voie buccale n’est pas facilement toléré par certains malades, qui supportent très mal la sonde. En outre, il peut provoquer, surtout chez les enfants, des phénomènes réflexes d’une certaine gravité.

La sonde permanente introduite par le nez est beaucoup mieux supportée. Gross cite un cas où la sonde fut maintenue soixante-trois jours sans inconvénient notable.

La sonde peut encore être introduite directement dans l’œsophage par la plaie cervicale. C’est la voie la plus simple, mais elle expose à la longue à la formation d’une fistule qui peut durer plusieurs mois.

Certains chirurgiens (Fischer, Jalaguier, Nové-Josserand, Weiss) ont adopté un autre procédé qui leur a donné de bons résultats. Ils nourrissent le malade simplement par la bouche, en ayant bien soin de faire un pansement très compressif de la plaie.

SYMPA TH ICE C TOMIE.

Quoi qu’il en soit, le pansement sera refait une ou deux fois par jour suivant qu’il sera plus ou moins souillé.

ACCIDENTS POST-OPÉRATOIRES

L’infection facilitée par le contact de la sonde et des aliments avec la plaie peut gagner le tissu cellulaire environnant et se propager à distance. C’est à elle que sont dues les cellulites cervicales et médiastinales signalées par certains auteurs et qui nécessitent de larges contre-ouvertures.

SYMPATHICECTOMIE

Les suites opératoires la sympathicectomie sont généralement très simples. L opération exécutée dans les conditions d’asepsie normale ne doit comporter aucun traitement postopératoire particulier. Si on craint un peu de suintement sanguin on pourra drainer pendant quarante-huit heures.

Tout l’intérêt de la question porte sur les suites et les résultats de l’intervention. La sympathicectomie entraîne, en effet, quelques troubles consécutifs. Dès le lendemain on note de la rougeur du visage du côté opéré et du rétrécissement de la pupille. Nous avons observé également une légère chute de la paupière, du larmoiement et des névralgies diverses s’étendant à l’oreille, aux joues et à la région parotidienne.

« Ces névralgies, dit notre maître M. Marion (*), semblent être le résultat des sections des nerfs branches du plexus cervical superficiel et en particulier de la branche auriculaire. »

On a également signalé (Dejerine) après la résection du sympathique des troubles trophiques du côté de la face.

Bicalf Trailé dG médecine opératoire et de thérapeutique chirur gicale. Chirurgie du système nerveux , p. 5i2. Steinheil,édit

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