‹ La période post-opératoire, soins, suites et accidentsChapitre 104 sur 299 · I CS · texte numérisé non relu

I CS

Tous ces phénomènes ont été réunis sous le nom de syndrome sympathique facial , caractérisé par du rétrécissement de la fente palpébrale, du myosis, de l’énophtalmie et un certain aplatissement de la joue.

Le principal reproche qu’on peut faire à la sympathicectomie appliquée à la névralgie faciale est de ne donner qu’un résultat tardif. Alors que les arrachements périphériques produisent la guérison spontanée, la sympathicectomie ne produit ses effets qu’au bout de quelque temps (quelques semaines ou quelques mois). Cependant, MM. Jaboulay et Cavaillon(‘) ont dernièrement pris la parole à la Société de Chirurgie de Lyon en faveur de cette opération. Ils ont obtenu d’elle des résultats très satisfaisants. Aussi conseillent-ils de faire une double intervention combinée : l’arrachement assurant le résultat immédiat, la sympathicectomie le résultat lointain.

Quoi qu’il en soit, les succès de l’intervention ne sont malheureusement pas définitifs : on n’obtient en général qu’une guérison temporaire dans 5o pour ioo des cas, l’accalmie pouvant se prolonger jusqu’à trois, quatre et cinq ans.

i. Jaboulay et Cavaillon. Société de Chirurgie de Lyon. Séance du 27-février 1908.

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