‹ La période post-opératoire, soins, suites et accidentsChapitre 109 sur 299 · Tuja. Th. de Lyon · texte numérisé non relu

Tuja. Th. de Lyon

5. Legueu. De l’occlusion intestinale post-opératoire. Gap des Hop., 23 novembre 1895.

LAPAROTOMIES.

fait une revue générale en 1890. Avec les thèses de Collas, Baudien, il nous faut encore citer un travail d’Adenot(*), un mémoire de Finney(s), et un article de David (3).

Les deux grands facteurs étiologiques de l’iléus post-opératoire sont l’obstruction mécanique et l’infection. Le premier est le plus souvent en cause dans les occlusions tardives, le deuxième dans les occlusions précoces. Les troubles apportés à l’innervation et à la circulation doivent être incriminés dans certains cas.

L’occlusion intestinale précoce est généralement d’origine septique et doit être rapportée à une infection péritonéale locale ou étendue. Conformément à la loi de Stokes l’intestin sous-jacent est paralysé et il s’agit d’un iléus paralytique.

A côté de cette forme paralytique, il faut absolument aujourd’hui faire une place à l’occlusion intestinale spasmodique. Dans les cas où on a fait une seconde laparotomie pour parer à des accidents d’occlusion post-opératoire, [Bunge (*), Barth (°), von Brunn (*)], etc., on a pu se rendre compte de visu qu’il s’agissait d’entérospasme oblitérant. Le spasme porte le plus souvent sur le côlon transverse, que l’occlusion fasse suite à une intervention intestinale, rectale, herniaire ou pelvienne, et s’étend parfois sur toute l’étendue du gros intestin, depuis le cæcum jusqu’au côlon descendant.

Sans chercher à donner la raison de ces accidents spasmodiques, rappelons que Barth a trouvé un ver solitaire dans 1 intestin, et se demande s’il n’était pas la cause du spasme, que Payr (') pense qu’il s’agit, dans quelques cas, de thromboses épiploïques; il a produit expérimentalement des embo-

T- Adenot. Revue de Chir., 1896, p. i5.

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