Soc. de Chir., 17 octobre
2. Frankel. XXXVII” Congrès allem. de Chirurgie, 1908, in Central-
blatt für Chirurgie, 1908, n° 35, p. 5. J
3 Mahler. Arch. aus dcr kgl Frauenklinik in Dresden, 1895, t. !*•
LAPAROTOMIES.
particulière du pouls dans les jours qui suivent l’opération chez les sujets en imminence de phlébite. Le pouls augmente de fréquence (100-1 10) sans toutefois présenter les caractères de petitesse du pouls péritonitique.
Cette fréquence du pouls s’accuse progressivement (pouls grimpant) à mesure que la résistance offerte au sang circulant par le thrombus augmente.
La fièvre est passagère; elle dure 3 à 4 jours et est caractérisée par des frissons et des oscillations quotidiennes de 1 degré autour de 38°, 5 ou 3g°. Elle peut, dans certains cas, faire totalement défaut.
L'évolution de cette phlébite est variable suivant les cas. La thrombose veineuse peut s’étendre aux veines pelviennes dont l’inflammation pourra réagir sur le plexus sacré et donner lieu à des troubles névritiques et même paralytiques (Peterson (*).
L’embolie est la complication la plus connue.
Les statistiques notent cet accident surtout après les hystérectomies et principalement après les hystérectomies pour fibromes ou les myomectomies. C’est toujours d’une façon brusque qu’il se produit; la mort survient en 10 à 40 minutes.
Si l’embolie est le plus souvent consécutive à une phlébite, il est des cas où elle se manifeste avant même que l’attention ait été attirée du côté des membres inférieurs. La mort survient ainsi brutalement, en 10 à 40 minutes, à l’occasion
d un mouvement, sans qu’on ait souvent le temps d’intervenir.
Dans tous les cas, dès que la phlébite est soupçonnée ou reconnue, il faut immobiliser le membre dans une gouttière ouatée et 1 élever légèrement. Le malade devra garder le lit cinq semaines au moins et pendant ce temps on le remuera le moins possible et avec beaucoup de soin. Il devra aussi
î. Peters°n. Un cas de thrombo-phlébite avec névrite péronière et paralysie a la suite d’une hystérectomie sus-vaginale. Surgery, Gyneco- ‘ogy and Obstetrics, n“ 5, mai 1909, p. 5 17. & J
CHIRURGIE DE L'ABDOMEN
être prévenu des dangers qu’il court en faisant de brusques mouvements.
Meiner, croyant que la thrombose est due à une concentration excessive du sang par suite d’une trop grande soustraction d’eau, conseille les boissons abondantes avant et après l’opération. C’est dans le même but que von Eiselsberg pratique des injections de sérum.
Accusant le séjour trop prolongé au lit de favoriser la phlébite, Kümmel recommande de faire lever les malades très tôt.
Ranzi(J) pense que le meilleur moyen de prévenir la thrombose n’est pas de faire lever les malades d’une façon précoce. Après l’intervention, chez des sujets qui présentaient un pouls petit, faible, un cœur insuffisant, il faudra éviter la stase. On retournera souvent les malades dans leur lit; on fera de légers massages des membres et des séances de gymnastique respiratoire.
Pour Hochenegg^j il s’agit d’une infection d’origine intestinale : il faudrait donc surtout veiller à la parfaite évacuation de l’intestin.
Pour Frankel (1 2 3) c’est en veillant à l’asepsie rigoureuse de l’opération qu’on se mettra le mieux en garde contre cette complication.
Dans le cas de thrombose septique on fera, bien entendu, la ligature de la veine au-dessus du caillot.
L’embolie une fois produite, il n’est souvent plus temps d’intervenir. Trendelenburg (4) a pu cependant, dans un cas, tailler un volet costal, inciser le péricarde, comprimer l’aorte et l’artère pulmonaire et extraire un caillot de celle-ci; mal-
1. Ranzi. Archiv. fiir Klinische Chirurgie , 1908, t. LXXXVII, fasc. 2, p. 38o.
2. Hochenegg. XXX VII" Congrès de la Soc. allem. de Chirurgie . Berlin, 21-24 avril 1908.