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Bull et Coley. International text-book of Surgery, vol

CHIRURGIE DE L'ABDOMEN

Parfois les phénomènes ne cèdent qu’à l’évacuation de l’abcès dans l’intestin, comme dans le cas de Tédenat(‘), ou dans la vessie, comme dans celui de Valence(*). Mais il ne faut pas attendre cette éventualité qui expose aux pires catastrophes. Si le traitement résolutif n’agit pas d’une façon manifeste il ne faut pas s’obstiner à attendre la résorption, et par une incision abdominale on évacuera l’abcès; on interviendra à plus forte raison s’il s’agit d’une péritonite généralisée.

Dans certains cas une véritable tumeur se développe lentement au niveau de l’épiploon, donnant le change avec une tumeur viscérale et il est rare qu’on ne fasse pas le diagnostic de cancer, d’autant que la tumeur manifeste sa présence en un point quelconque de l’abdomen donnant lieu à des phénomènes douloureux et cachectiques. Ces tumeurs peuvent se développer longtemps après l’intervention et prennent naissance tout comme les epiploïtes aiguës autour de fils septiques. Elles sont passibles de l’exérèse chirurgicale. C’est à ce propos qu’il est bon de rappeler le cas de Bakès(3) qui, chez un homme opéré de hernie deux ans auparavant, vit se développer une énorme tumeur ombilicale, fit le diagnostic de cancer et réséqua le côlon transverse adhérent. Il s’agissait d’une simple tumeur inflammatoire développée autour de trois gros fils de ligature. Le malade guérit, mais la guérison, sans aucun doute, aurait pu être obtenue à moins de frais.

Ces tumeurs contiennent parfois un abcès qui peut venir s’ouvrir à la peau ou s’évacuer dans l’intestin.

Dans un cas de Haberern(*), la tumeur, du volume d’une tête, adhérente à l’intestin grêle et au côlon descendant, fut considérée comme inextirpable dans une première intervention. Un mois plus tard, un abcès s’ouvrait à la peau et à

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