‹ La période post-opératoire, soins, suites et accidentsChapitre 125 sur 299 · Mikulicz. Berlin. Klin. Woch · texte numérisé non relu

Mikulicz. Berlin. Klin. Woch

3. MM. Parmentier et Denéchau. Semaine médicale, 9 octobre 190-.

CHIRURGIE DE L'ESTOMAC

épaisse, qu’on peut prendre avec du sel, du sucre, ou de la gelée de fruits ».

On pourra ensuite autoriser les potages, les purées, les œufs, le poisson, le poulet. Le pain sera remplacé par des biscottes. Le vin sera absolument défendu.

Ce n’est qu’à partir de la troisième semaine qu’on permettra un peu de viande hachée, quelques légumes verts en purée, et des compotes. Le lait sera encore pendant longtemps la meilleure boisson.

« Cependant certains malades ayant l’estomac peu tolérant et présentant des signes d’hypopepsie,ne peuvent, sans inconvénient, abandonner le kéfir ou le kournys, la viande crue ou les œufs ('). »

Le séjour au lit ne sera pas prolongé. Les opérés de gastro-entérostomie peuvent se lever très tôt impunément.

Grâce à ces soins, on verra l’état général du malade s’améliorer très rapidement. « Les opérés, dit Denéchau, atteignent, en général en quelques mois, le poids maximum aux environs duquel ils oscilleront ensuite, mais le chiffre atteint reste toujours en deçà de celui existant en pleine santé. »

L’anémie qui existait avant l’opération disparaît. Les urines sont plus abondantes ; le taux de l’urée augmente.

Les troubles fonctionnels de l’ulcère, à de rares exceptions, sont complètement supprimés, ou tout au moins, très sensiblement améliorés.

La palpation de l’épigastre n’est pas douloureuse. L’estomac revient rapidement sur lui-même, comme permettent de le constater les divers procédés d’exploration clinique.

Le tableau ci-contre (fig. 23), résumant l’observation d’un malade opéré par notre maître, M. Gosset, donnera mieux qu’une longue description, une idée des suites opératoires d’une gastro-entérostomie normale.

L’opération agit donc d’une façon très nette sur l’état du

i. Parmentier et Denéchau, loc. cit.

GA S TR O- EN TÉ R OS TOMIE

malade, que le cancer ou l’ulcère soient en cause, du moment qu’il existe une sténose pylorique.

Urines.

Pouls

CT

Page 1