Delbet. Soc. de Chir., 19 décembre
GA S TR O-ENTEROSTOMIE.
d’exception, et dont les résultats n’ont pas été jusqu’ici bien favorables.
Ulcère peptique du jéjunum. — Décrit pour la première fois par Braun au Congrès des chirurgiens allemands de 1899, l’ulcère peptique n’est signalé en France que trois années plus tard, par M. Quénu (*). En 1906, M. Gosset (1 2) en fait une excellente étude dans la Revue de Chirurgie. M. P. Vachez (3 4) en fait le sujet de sa thèse en 1907.
C’est une complication assez rare de la gastro-entérostomie. i\I. Gosset en réunit 3i cas, M. Vachez 36. M. Schostak (*), dans un récent travail, en publie quatre nouvelles observations. Elle affecte de préférence le sexe masculin et se manifeste quel que soit le procédé employé; cependant, dans la statistique de Schostak, l’ulcère s’est développé a3 fois après la gastro-entérostomie antérieure, 9 fois après la gastro-entérostomie postérieure et une seule fois après le procédé en Y de Roux, la stagnation du chyme acide dans une anse grêle étant presque impossible dans ce dernier cas.
L’ulcère siège en général sur la branche descendante du jéjunum, rarement au niveau de l’anastomose, exceptionnellement sur la branche ascendante. Il présente les caractères habituels de l’ulcère simple de l’estomac ou du duodénum.
On admet aujourd’hui que son apparition est sous la dépendance de l’hyperacidité gastrique, exaltée par une sténose très serrée et une grande dilatation. Cependant, d’après Schostak, l’ulcère peptique peut s’observer quelquefois sans qu’il y ait hyperchlorhydrie. En fait, nous n en connaissons pas encore la cause réelle.
Ce n est en général que tardivement, un, deux ou trois ans après la gastro-entérostomie que l’ulcère se révèle. Une seule fois il s’est montré dix jours après l’opération.