I rêves. British med. Journ., 4 mars 1905, p
CHIRURGIE DE L'INTESTIN
Toutes ces adhérences qui, dans la majorité des cas, ne font que gêner la circulation des matières, peuvent créer parfois des accidents graves d’obstruction intestinale.
Mais il faut bien savoir que ni les douleurs, ni la constipation ne sont en rapport avec l’étendue des adhérences. Il semble au contraire que les brides isolées, étroites, déterminent des douleurs bien plus violentes.
Duvergey (*) admet que ces adhérences peuvent, chez certains sujets, indemnes de toute lésion intestinale avant l’opération, être la cause d’entéro-colite muco-membraneuse par suite de la stase des matières qu’elles provoquent.
Mais, si les adhérences post-opératoires expliquent la plupart des douleurs observées après l’appendicectomie, elles ne les expliquent pas toutes. On a opéré secondairement des malades chez lesquels on a trouvé un cæcum très libre, sans adhérences, et qui cependant souffraient de tiraillements, de douleurs, de constipation.
Ces cas s’expliquent, d’après Wilms (*), d’une manière différente. C’est cette liberté même du cæcum, cette mobilité excessive qui est la cause des douleurs. Le cæcum, très long et très mobile, détermine dans ses mouvements une traction intempestive sur les nerfs qui aboutissent à l’extrémité inférieure du mésentère, et la douleur apparaît.
Wilms propose, dans ces cas, d’examiner toujours le cæcum au cours de l’appendicectomie et de le fixer, en cas de mobilité trop grande.
Comme nous venons de l’entrevoir, le traitement de ces accidents doit varier avec la cause.
Au début, alors que le diagnostic est hésitant, on peut se contenter de légers massages de la région, d’applications chaudes, ou de grands bains, en conseillant le repos aux ma-
1. Duvergey. Les adhérences douloureuses consécutives à l'appendicectomie. Province médicale , n° 32, 8 août 1908.
2. Wilms. Deutsche mcdijinisclie Wochenschrift, 1908, 8 octobre? n° 41 , p. 1756.
A PPENDICEC TOMIE.
lades. La constipation sera combattue par des lavements d’eau chaude, sans toutefois dépasser la température de 40 à 5o°, ou par de légères purgations tous les 3 à 5 jours. Ce traitement apportera presque toujours un amendement aux douleurs et à la constipation. Mais, en général, il faudra recourir tôt ou tard à une intervention chirurgicale. Dans le cas d’adhérences, on lèvera l’obstacle, on libérera l’intestin et on enfouira toute surface cruentée sous une péritonisation soignée.
Quand, à défaut d’adhérences, on trouvera un cæcum très mobile, on le fixera suivant le conseil de Wilms.
Hémorragies gastro-intestinales. — Wyeth (') en njoréumt 17 cas d’hémorragies gastriques et intestinales, après des opérations d appendicite. Schwalbach (2) en 1908 en publie 3o nouvelles observations. Guibé (3) en 1909 nous donne une revue intéressante de ces accidents.
Les hémorragies après l’appendicectomie sont de deux ordies . les unes sont dues à des fautes opératoires, les autres sont d’ordre infectieux. Dans les premières, il faut ranger les hémorragies par glissement de fil ou rupture d’artère. Il se produit un suintement au niveau du moignon qui se traduit pai une entérorragie généralement précoce.
Les hémorragies d’ordre infectieux s’observent rarement après l’appendicectomie à froid. Elles sont plus fréquentes, comme nous le verrons, après l’opération à chaud. Elles se’ manifestent au bout de 2 cà 3 jours, quelquefois plus tard, par
le tableau classique de l’hémorragie intestinale. Elles sont en général bénignes.
Theleman (*) les explique par la formation, dans l’artère
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