Delorme Bull. Soc. de Chir., 22 novembre
A PPENDJCEC TOMIE.
pendiculaires tuberculeuses, si la résection de l’appendice suffit et si l’excision de l’intestin ne serait pas préférable.
4. Abcès secondaires du Douglas. — L’abcès secondaire du Douglas est fréquent après l’appendicectomie à chaud, soit qu’on ait eu affaire à une appendicite pelvienne, soit que secondairement le pus se soit accumulé dans le petit bassin. Aussi, sera-t-il toujours très utile dans l’opération à chaud de faire descendre un drain dans le Douglas ou de drainer par la voie vaginale quand on le pourra.
L’abcès formé, il faudra l’ouvrir secondairement; une simple colpotomie et un bon drainage guériront facilement ce nouveau foyer.
5. Éventration. — La hernie ventrale est presque fatale après l’incision à chaud des abcès appendiculaires. La plaie est laissée largement ouverte; la cicatrisation se fait lentement; les plans musculaires restent séparés, réunis par un plan fibreux insuffisant. La paroi reste faible et l’intestin fait hernie au-dessous d’elle, dans le plan de l’incision.
La cure de ces éventrations est toujours difficile. Il faudra s’attendre à de grandes difficultés si on veut intervenir. Aussi souvent vaut-il mieux se contenter de faire porter au malade une bonne ceinture.
B. Accidents généraux. — Tous les accidents d’ordre infectieux peuvent faire leur apparition ou continuer à évoluer après l’appendicectomie à chaud. C’est ainsi que, si l’opération n’a pas réussi à enrayer la marche progressive de l’infection, le malade succombera, malgré l’intervention, à une péritonite généralisée ou à la septicémie.
D’autres complications peuvent encore survenir qui ne sont que le retentissement à distance de l’infection appendiculaire.
1. Phlébites. — Nous avons déjà suffisamment insisté sur cette complication à propos de la chirurgie de l’abdomen (p. 21 5) et de l’appendicectomie à froid (p. 289) pour ne plus avoir à y revenir.